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THE LOVED ONES

Un film de Sean Byrne

Australien Psycho Teen

C’est le soir du bal de fin d’année. Tout le monde se prépare pour l’évènement. Mais parce qu’il a refusé l’invitation de la mal-aimée Lola, Brent s’apprête à vivre un véritable cauchemar...

Sortie en DVD et Blu-ray le 11 octobre 2011

Un film de genre australien, c’est toujours la promesse d’une œuvre efficace, douloureuse et techniquement irréprochable. Autrefois George Miller ("Mad Max"), Russell Mulcahy ("Razorback"), aujourd’hui Greg McLean ("Wolf Creek", "Solitaire") ou Jamie Blanks (l’inédit "Storm Warning"), ils sont plutôt doués les cinéastes de l’Outback. Une liste à laquelle vient s’ajouter le jeune Sean Byrne, auteur d’un premier film sacrément secoué de la carafe.

Sacro-sainte institution des pays anglo-saxons, le bal de fin d’année est l’occasion pour Byrne de croquer une très touchante et amusante galerie de portraits, scrutant la jeunesse, ses doutes et ses aspirations, avec une acuité bienvenue. Interprété par de jeunes comédiens épatants (mention spéciale au couple du pote et de la gothique), "The Loved Ones" fait honneur à sa nationalité, surtout lorsque le teen-movie émouvant et juste se transforme radicalement en un très trash film de séquestration.

Porté par la performance hors-norme de l’extraordinaire Robin McLeavy (retenez bien ce nom, il est certain qu’on en entendra encore parler), terrifiante et hilarante à la fois dans la peau d’une jeune psychopathe, l’essence-même de "The Loved Ones" (« les aimés », en français) est contenu dans cette partie totalement irresponsable, où se mêlent torture extrême (ça cloue, ça lobotomise, ça tatoue au couteau) et démontage en règle des valeurs familiales (sacré Oedipe, la gonzesse !). Du bon gros gore des familles, aussi jouissif à regarder que cauchemardesque à gamberger, et qui laisse le spectateur sur les rotules. Un vrai grand film de malade !

Frederic WullschlegerEnvoyer un message au rédacteur

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