Parce qu'on en a jamais assez !

LIKE CRAZY

Un film de Drake Doremus

Je t’aime un peu, beaucoup, à la folie...

Jacob est américain, Anna est britannique et son visa d’étudiante arrive à sa fin. Tous les deux sont fous amoureux et décident de passer quand même ensemble l’été en Californie, dépassant la date d’expiration du visa. Anna découvre alors qu’elle est interdite de séjour aux États-Unis. L'amour entre ces deux étudiants va être mis à mal...

Comme le titre du film le laisse deviner, “Like Crazy” est une histoire d’amour. Le vrai, celui qui brûle de l’intérieur et fait faire des choses folles et déraisonnables, comme rester aux États-Unis sans visa. Quand Anna prend cette décision, le matin de son supposé départ, choisissant de ne pas partir et de passer quelques semaines supplémentaires sous le soleil californien, celle-ci ne se rend pas compte des conséquences de son choix, le choix du cœur (et chacun ayant déjà été amoureux sait où cela peut mener...). Des conséquences que le couple devra payer cher, pendant des années.

Non seulement “Like Crazy” nous transporte au cœur de l’Amour sous sa plus belle et simple forme (la découverte de l’autre, les grasses matinées, les couchers de soleil, et la vie quotidienne à deux, tout simplement), mais il nous montre aussi jusqu'où un couple peut aller pour être ensemble. Comment gérer l’amour à distance, y croire ou abandonner, refaire sa vie, se lancer dans sa carrière ou rester accroché aux souvenirs d’une belle année californienne, avec tout le non-glamour qui enrobe ces moments-là (le décalage horaire, la jalousie...).

Drake Doremus (à qui l’on doit les inconnus “Spooner” et “Douchebag”) réussit, en 1h30, à nous embarquer dans cette histoire avec une grande simplicité. Pour la petite histoire, Doremus aurait laissé beaucoup de liberté dans les dialogues à ses deux acteurs principaux, Anton Yelchin (“Alpha Dog”, “Start Trek”) et Felicity Jones (aperçue dans “Julia et Julia”, “Oh my God !”), ce qui donne au film toute son authenticité et son charme.

Ce n’est donc pas surprenant que le Festival du film indépendant Sundance lui ait décerné le grand prix du jury cette année (parmi d’autres prix dont celui de meilleure actrice pour Felicity Jones).

Stephanie PalisseEnvoyer un message au rédacteur

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