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LIFE DURING WARTIME

Un film de Todd Solondz

Une suite désenchantée pour Happiness

Le père pédophile est parti du foyer, les enfants ont grandis et la mère tente de refaire sa vie. Sa soeur, elle, passe son temps à se séparer de ses conquêtes…

Le nouveau Todd Solondz ("Bienvenue dans l'âge ingrat"), n'est autre que la suite de son plus gros succès à ce jour. "Life during wartime" reprend ainsi là où "Hapiness" avait laissé ses personnages, vraisemblablement quelques années plus tard, une fois le divorce consommé et les enfants devenus en âge de comprendre. Il s'ouvre sur une même scène au restaurant, durant laquelle les pleurs fusent une nouvelle fois, qui donne d'emblée le ton d'un film plus triste, en mettant au cœur de son récit séparations et tentatives de nouveaux couples et donc de nouveaux bonheurs.

Les acteurs ont changé, mais le cynisme grinçant est toujours là, Solondz ayant d'ailleurs été récompensé pour son scénario au Festival de Venise 2009. Et même si l'humour à la limite du correct (voir le récit amoureux et humide que fait la mère à un fils aussi curieux qu'ébahi) est toujours présent, l'on ne sait trop dire si l'auteur s'est assagi ou s'il a pris la voie du pardon et de la compassion.

Ses personnages semblent toujours aussi perdus, chacun recherchant le contact de l'autre, qu'il n'arrive pas à trouver dans des dialogues où chacun n'écoute que soit. La recherche de l'autre se limite à de l'utilitaire (un homme pas gay et libre suffirait à Charlotte Rampling, le reste, elle s'en fout un peu...), quant à la famille, elle paraît toujours aussi dysfonctionnement et utopique. Seule au final, celle qui quitte les hommes en prend réellement pour son grade, hantée tout au long du film par des fantômes bien envahissants. Elle est la seule que Solondz semble ne jamais prendre en pitié, car peut-être la seule à faire de faux choix, à ne jamais douter.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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