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LE LABYRINTHE DE PAN

Beau, noir mais avec peu d'enjeux

A la fin de la guerre, Ofélia et sa mère s'installent chez son nouveau beau père, le sombre capitaine franquiste Vidal. La petit fille découvre dans la forêt voisine, un étrange labyrinthe...

Avec le nouveau film de Guillermo Del Toro (Hellboy), nous pénétrons dans l'imagination d'une petite fille. Comme il l'avait fait avec "L'échine du diable", le réalisateur mexicain mêle inquiétudes enfantines, problèmes d'adultes et créatures imaginaires ou diaboliques. En confiant à Sergi Lopez, impressionnant de beauté ténébreuse, le rôle du soldat franquiste sadique jusqu'au bout des doigts, il a fait un choix audacieux (l'acteur est plutôt connu chez nous pour jouer les garçons doux et braves) qui se révèle judicieux. Ses apparitions provoquent à chaque fois inquiétude et mystère.

Côté photo, le traitement visuel est épatant, mais l'univers sombre et tortueux créé, n'est pas aussi foisonnant en personnages qu'on aurait pu l'espérer (les deux aperçus dans les premières photos sont quasiment les seuls...). Cela confère cependant au film d'intéressantes ambiances tristes, sombres, où la forêt et les lieux en ruines tiennent un grand rôle. Mais au final, les épreuves que la petite fille devra surmonter pour affronter le monde réel, celui des adultes, semblent elles aussi un peu simplistes, diminuant la portée des enjeux vitaux que le film tente de soulever (soumission, autorité, violence, résistance). Dommage.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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