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KEN 1: L’ERE DE RAOH

Un film de Takahiro Imamura

Un mythe presque trop sage!

Dans un monde post-apocalyptique, les survivants se débattent face à de nombreuses bandes de barbares essayant de dominer la terre. Deux écoles de combats mobilisent leurs héritiers afin de rétablir l'ordre : une dictature pour les uns, un monde de paix pour les autres ! Alors que tout les oppose, le combat entre ces maîtres n'en sera que plus violent…

Ce film couvre les 40 premiers épisodes de la mythique série tv de la fin des années 80, où, nous autres, joyeux gamins, pouvions voir de gros barbares se faire déchiqueter par le simple contact d'un doigt, d'un homme ayant vendu par la suite ses sourcils à Emmanuel Chain, le bien nommé Kenshiro ! Et oui, un moment surréaliste que ce dessin animé, à une époque où les français n'avaient pas encore compris que ce mode d'expression pouvait déboucher sur des oeuvres destinées aux adultes et non aux enfants !

Donc cette fois-ci, c'est tout un pan de la culture manga qui sort au cinéma, dans une version améliorée graphiquement et raccourcie scénaristiquement, pour ne garder que l'essentiel. Alors oui, il y aura deux suites qui permettront de couvrir l'ensemble de l'oeuvre, mais rien que ce morceau permet de bien appréhender l'histoire et donc une grande partie des personnages.

Même si graphiquement le film souffre un peu de la comparaison avec les grandes sorties de ces dernières années, des moments semblant plus en deçà que d'autres (rappelant par certains cotés les épisodes d'origine, avec un personnage qui évoluait graphiquement en moins de 20 minutes !), l'ambiance de la série est très bien conservée, alors que certaines scènes sont passées en 3 dimensions. D'autant que le côté mélancolique propre à tous les personnages, transpire encore plus du fait de l'unité nécessaire au rythme d'un film.

Si tout se tient, il n'empêche que le film attirera plus les fans que les jeunes adolescents actuels, car son plus gros défauts, qui risque d'en surprendre plus d'un, est le manque relatif de violence graphique et d'effets gores, pourtant marque de fabrique et pilier du mythe. Ken est light, ce qui ne supprime pas le sadisme dont font preuve les méchants vis à vis des enfants et autres faibles victimes, mais ça ne se bat pas assez et surtout ça ne « déchire » pas beaucoup (au sens propre du terme !).

Alors en fin de compte, ce film est un grand plaisir pour les jeunes trentenaires qui retrouveront sur grand écran, le plus taciturne des héros, amis qui d'un autre côté seront surpris par ce côté allégé, certainement plus dû au style graphique revisité, qu'aux consignes des producteurs. Pour les autres, c'est un monument de l'histoire du manga en France qui sort en salles, au même titre qu’un Goldorak ou autre Dragon Ball Z, mais pour des raisons toutes différentes et qu'il serait dommage de louper ! Alors si je n'ai qu'un mot à vous dire: tatatatatataaaaaah !

PS :
La Note est de +1 pour le cinéma, voire de +24 pour les spectateurs du club Dorothée !

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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