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JOYEUSES FUNERAILLES

Un film de Frank Oz

Funestement drôle

Lors des funérailles de leur père, deux frères retrouvent leur rivalité enfouie. L'un est resté an Angleterre, l'autre est devenu romancier à succès aux Etats Unis. Les choses vont se compliquer quand débarquent cousins, oncles, et amis...

D'emblée le ton est donné. Après un générique sous forme de dessin animé, schématisant le parcours d'un cercueil selon un itinéraire routier, le corbillard arrive dans une maison, et le fils de la famille découvre que le cadavre... n'est pas celui de son père! Et la mise en place des personnages commence à donner idée de l'ampleur du désastre à venir. Les frustrations se raniment, les mensonges et sentiments secrets sont dévoilés, pour mieux permettre au spectateur de se régaler des réactions maladroites ou violentes des uns et des autres. Ainsi, l'ancien amoureux lourdingue de la cousine prépare sa drague, le cousin laisse traîner un flacon de prétendu valium qui s'avèrera dévastateur. Et le grand oncle handicapé affiche une hargne envahissante.

La bonne idée d'un scénario déjà riche en gags et en absurdités, est d'introduire dans cette famille un élément perturbateur et inattendu: un nain à la belle gueule, interprété par Peter Dinklage (The station agent). On regrettera juste un passage scato un peu limite, dans un scénario qui fait la part belle aux substances illicites. On doit en effet à ces dernières, les meilleurs moments du film, morceaux de bravoure entre la cousine et l'avocat, sujet ici à hallucinations, qu'elle compte épouser contre l'avis de son père. Une comédie à l'anglaise, pourtant réalisée par un américain, rythmée, jouissive et irrespectueuse. Que demander de plus?

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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