Banniere_Presidents_US_fictifs_au_cinema

JONATHAN

Pathos à tous les étages

Jonathan vit à la ferme que tiennent sa tante et son père. Chaque jour, il doit s'occuper de ce dernier, atteint d'un cancer de la peau en phase terminale. Pour l'aider, Anka, une aide médicale s'installe sur les lieux...

"Jonathan" est un drame familial crépusculaire, mêlant souffrance liée à la perte de la mère, sombres secrets de famille, histoires d'amour de diverses générations et questions douloureuses autour de la fin de vie, la capacité à soulager les êtres chers et l'option envisageable ou non de l'euthanasie. Mettant un jeune homme (le fils, Jonathan) face à la douleur insupportable de son père et à un incompréhensible passé qui regorge de zones d'ombres, le film joue dans un premier temps la carte du manque et de la douleur retenue. Mais si l'on se demande peu de temps ce que vient faire là Ron, l'ami de longue date, le scénario, assez prévisible, nous permettra d'être vite fixé.

Restant assez sobre durant ses trois premiers quarts, le film sombre soudain dans le grotesque, atteignant les limites de l'indécence dans les dernières minutes. Voulant explorer les regrets des uns et des autres, le scénario parcoure vainement toutes les options, faisant passer son personnage principal un peu trop vite par tous les stades, jusqu'à envisager sa culpabilité d'avoir « empêché son père de vivre » ! On aura ensuite droit à tout ce qu'on peut trouver de plus glauque ou voyeuriste, de la plaisanterie sur la chimio à la ridicule de révélation qu'on avait vue venir à des kilomètres, en passant par la scène érotique sur lit de mort ! Heureusement il y a la qualité de la photographie.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire