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JE M'APPELLE HMMM...

Un film de Agnès Troublé

De la mode au cinéma, il y a plus qu'un pas...

Céline est une petite fille solitaire qui préfère jouer avec ses poupées plutôt que de parler à ses petits camarades. Profitant de son départ en classe-mer et d’une inattention des professeurs, elle se réfugie dans le camion d’un routier anglais. C’est alors un drôle de voyage qui attend les deux compagnons de route…

Agnès b., de son vrai nom Agnès Troublé, a délaissé le monde de la mode, le temps de réaliser son premier métrage. Pour ce passage derrière la caméra, la créatrice a décidé de s’intéresser à l’histoire d’une petite fille, Céline, solitaire et mutique, qui semble avoir de plus en plus de mal à supporter sa famille. Malgré ses 11 ans, le petit bout de femme ne manque pas de courage et de maturité; et alors qu’elle est partie en voyage scolaire, elle profite de l’occasion pour s’échapper grâce à l’aide d’un routier britannique. Malgré les différences d’âge et de langue, une complicité immédiate s’installe entre les deux protagonistes.

Si une émotion indéniable se dégage de ce road-trip atypique, on attendait bien plus de la néo-réalisatrice en matière de mise en scène. Renommée internationalement pour ses talents de styliste, la néophyte tombe dans tous les écueils du premier film, et parvient même à sombrer dans le mauvais goût, nous offrant des scènes d’une extrême laideur. De la lumière au travail sur la photographie, tout est marqué par un esthétisme des plus disgracieux. Néanmoins, malgré ces errances artistiques, le long-métrage est doté d’un certain lyrisme, notamment grâce à la révélation du film, la jeune Lou-Lélia Demerliac.

Le duo entre la petite fille égarée et le routard bourru fonctionne parfaitement, mais l’impact émotionnel qui s’en dégage est atténué, une fois encore, par les lourdeurs scénaristiques. Multipliant les raccourcis maladroits, le scénario plombe définitivement ce premier essai loin d’être concluant. Agnès b. rate ainsi complètement son passage au cinéma, et au vu de la piteuse mise en scène, on lui souhaiterait presque de ne jamais revenir. Mais comme nous sommes généreux à Abusdeciné, nous lui souhaitons toutefois bonne chance pour la suite de ses aventures, elle risque d’en avoir besoin…

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

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