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INNA DE YARD

Un film de Peter Webber

Row, Fisherman Row

« Inna de Yard » veut dire « dans le jardin » en patois jamaïcain. C’est sur terre que le Reggae est né et c’est sur terre que 30 ans après leur plus grand succès, des grands noms de la musique jamaïcaine viennent parler de leur vie, de leur musique et se retrouver, le temps d’un album et d’une tournée…

Inna de Yard film documentaire image

"Inna de Yard" est né des session d’enregistrement, des discussions et de la tournée des grands noms du reggae et plus généralement de la musique jamaïcaine que sont Ben Boothe, Cedric Myton, Winston McAnuff et Kiddus I. Tous, à tour de rôle, reviennent sur leur carrière et leur vie dans la Jamaïque de l’époque et dans l’actuelle. Ces hommes vieillissant sont loin d’avoir tout donné, et même si leur gloire est derrière eux, ils montrent qu’ils sont toujours là, bien vivants et qu’ils sont prêts à inspirer la jeune génération et à apprendre d’elle.

Ce mélange des jeunes et des vieux, qui n’ont pas l’air si vieux tant ils débordent de vitalité et de joie, est particulièrement frappant dans les séquences d’enregistrement où, seuls face à leur micro, ils reprennent leurs plus grands titres, accompagnés par des musiciens qui ont grandi avec ces musiques. Des séquences qui sont mises en parallèle avec des images d’archives ou des images prises au Trianon à Paris lors de leur tournée évènement.

Ainsi, reproduisant à peu de variantes près le même schéma, le film se compose de plusieurs petits épisodes consacrés chacun à l’un des chanteurs de cette communauté soudée où la concurrence n’existe plus. On les voit d’abord dans leur vie quotidienne, dans la Jamaïque actuelle, puis ils reviennent face caméra raconter leur passé et introduire la chanson qui a fait leur succès et qu’ils vont réenregistrer et interpréter en live.

Mais loin de la série de portraits individuels, c’est l’idée de communauté qui est au cœur de "Inna de Yard", car ces hommes et femmes (il y a en effet une petite séquence féministe où les « sœurs » Judy Mowatt et Jah9 enregistrent) se respectent et partagent la même passion. Ainsi, même si leurs voix et leurs musiques sont très différentes, ils ne sont rien d’autre que les différents serviteurs du même « dieu » et ses multiples voix dans un objectif commun. Et c’est ce de cette façon que Peter Weber a conçu son documentaire qui s’avère être un objet très intéressant pour les fans comme pour les néophytes. riche et didactique.

Thomas ChapelleEnvoyer un message au rédacteur

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