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L'ÎLE DE BLACK MÓR

Un dessin animé gentil, mais sans grand intérêt.

Le Kid, intrépide gamin, ne rêve que d’une chose : s’échapper de l’orphelinat où il est retenu prisonnier et devenir un pirate, comme Black Mor, la fameuse légende. Mais une fois dehors, les problèmes s’accumulent : comment rejoindre, sans bateau, sans équipage, l’île d’Erewon où jadis le pirate cacha son trésor ? Muni d’une simple carte, le jeune garçon affrontera les tempêtes pour réaliser ses rêves, retrouver son nom et affronter ce père qui l’avait abandonné…

Le Kid est bien sympathique. Sa mèche rebelle rappelle celle de Tintin, le célèbre reporter toujours en quête d'aventures. Ici l'épopée s'avère être un simple " boat-movie ", qui donne, tôt ou tard, le mal de mer. L'intrigue, plutôt simpliste, sert de prétexte à la rencontre entre plusieurs personnalités. Tant mieux, car c'est bien là le tenant le plus intéressant de cette aventure. Le Kid s'entiche de compagnons pas toujours très fréquentables. Il parle mal, joue au rebelle, fricote avec des voyous, fronce les sourcils. Adieu les héros polis, passifs et habituels auxquels les films d'animation des dernières années nous habituaient.

Mais une fois les confrontations terminées, il ne reste plus grand-chose. Et pourtant, il en veut, ce gamin : il saute, vole, court, affronte les océans, les tempêtes, les méchants, rêve d'argent, d'amour, de gloire… Au final, c'est plutôt la foire : attractif, mais lassant. Car l'histoire se résume à la quête d'un trésor (l'argent), qui ne sera évidemment pas, au final, celui qu'on croit. Le secret des origines vaut tout l'or du monde, mais à vrai dire, seul Le Kid reste dupe jusqu'au dernier instant, alors que le mystère de sa naissance est (enfin) résolu. La finesse des dessins et la beauté des couleurs, pastel et agréables, ne parviennent malheureusement pas à contrebalancer les faiblesses du récit.

Lucie AnthouardEnvoyer un message au rédacteur

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