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I LOVE YOU PHILLIP MORRIS

Bonne comédie mais inégale

L’histoire vraie de Steven Russel, chic type bien sous tout rapport, mari aimant, policier et homme engagé envers le Seigneur, qui à la suite d’un accident de voiture décide de vivre au grand jour son homosexualité. Sa vie basculera à nouveau, alors qu'il est en prison, quand il fera la rencontre de Phillip Morris dont il tombera fou amoureux, au point d’être capable de tout…

Débutant sur les chapeaux de roues, « I love you Phillip Morris » enchaîne les gags à un rythme effréné. C’est drôle, voire hilarant pendant une bonne demi-heure. Les réalisateurs font, en effet, preuve d’une mise en scène tonitruante au service de leur propre scénario à l’humour corrosif. On reste scotché et on se dit que, vraiment, cela aurait été dommage qu’il ne sorte jamais au cinéma sur le territoire américain, privant ses habitants d’une bonne tranche de rigolade, devant un Jim Carrey au sommet de son art : la comédie (le film n'avait pas de distributeur US jusqu'à Cannes).

Puis, c’est la baisse de régime, le personnage de Carrey est envoyé en prison, où, plus cliché tu meurs (surtout après avoir vu un film comme « Un prophète » de Jacques Audiard - Grand prix du festival de Cannes 2009), toutes les scènes de prison où tout est rose font plutôt rire jaune. Reste la rencontre avec Ewan McGregor, au charme juvénile, qui ne voit le mal nulle part. Le couple fonctionne à merveille, tellement d’ailleurs qu’on ne doute absolument pas de leur histoire d’amour carcérale ! Bravo, il fallait le faire. Cette deuxième partie reste bourrée d’humour, mais le rythme est en dents de scie, et l'on commence à se languir de certaines scènes un peu trop répétitives.

A la fin, la machine cale carrément quand le film abandonne la relation Carrey / McGregor pour se concentrer sur le personnage de Russel, roi de l’évasion et de l’arnaque en tout genre. Se faire passer pour un avocat passe encore, mais jouer au malade du SIDA, il y a des limites que cet escroc n’aurait pas dû dépasser. Car de faire rire, il finit par faire pitié.

Anthony REVOIREnvoyer un message au rédacteur

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