Bannière Festival film court Villeurbanne 2019

HAPPY END

Un scénario qui frise le ridicule

Une jeune fille, dont la mère est dans le coma, doit aller vivre dans la famille bourgeoise de son père. Mais sous les dorures et le clinquant, chacun cache des secrets sombres qui ne demandaient qu’à jaillir…

La trame de base du nouveau film d'Amos Kollek (Sue perdue dans Manhattan, Fiona, Fast Food Fast Women), vous rappellera forcément quelque chose. Une femme perdue dans la big apple oppressante, et faisant face à nombre de personnages aussi humainement paumé qu'elle. A la différence près que le personnage d'Audrey Tautou est plutôt optimiste de nature, affrontant chacun de ses échecs avec douceur et bougonnement.

Mais malgré les efforts des interprètes, dont Justin Théroux, formidable de rigidité et de retenue agacée, ou Jennifer Tilly, effrayante lesbienne qui sue à grosses gouttes et s'avère vite envahissante, le scénario ne convint pas. Car à vouloir donner un ton décalé à sa comédie, Amos Kollek oblige Audrey Tautou à surjouer en permanence, empêtrée dans des situations abracadabrantes (elle dort dans le mini jardin de Justin Theroux, et devient comme par hasard la femme de ménage de son ex femme dont il est toujours amoureux !).

Si le but du film était de montrer le désarroi des jeunes prétendantes actrices, qui finissent pour la plupart sur le trottoir, le ton s'avère bien trop léger. Si par contre le but du film, au travers du personnage de Justin Théroux était de faire réfléchir sur les risques de déviance des scénarios écrits pour faire un succès, à la sauce hollywood, alors le scénario de Happy end vise dans le mille, et fait en effet partie du lot des innombrables ratés.

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire