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LES GRANDES PERSONNES

Un film de Anna Novion

2ème avis - Ils vécurent heureux et passèrent de bonnes vacances !

Un père et sa fille arrivent en Suède, heureux de louer pour quinze jour une maison. Ils découvrent que malheureusement, la propriétaire des lieux s'est trompée de dates et occupe encore le chalet, avec une amie. Contraints de cohabiter pour au moins une nuit, les quatre tentent de faire connaissance, alors que le père entâme une étrange chasse au trésor viking...

De beaux paysages, un acteur réputé et de l’amourette : voilà en quoi consiste le premier film d’Anna Novion, « Les grandes Personnes ». C’est dans un décor de carte postale suédoise que se retrouve Albert (Jean-Pierre Daroussin) et sa fille Jeanne, âgée de dix sept ans, pour les vacances. Sur un malentendu, ils doivent cohabiter avec la propriétaire de la maison de location ainsi qu’une de ses amies. Jean-Pierre Daroussin évolue donc dans un univers féminin animé d’aventures autant malencontreuses que téléphonées.

Dans un scénario plutôt creux, notre réalisatrice a su donner une teinte d’humour subtil tout en nous rappelant nos classiques : la chute du mur de Berlin en 19... 89 ! Même si ce film se regarde le nombril, on remarque une double définition intéressante de l’île inspirée de la littérature. Tantôt île paradis tantôt île prison, le paysage séduisant contribue à l’ambiance étrange et attirante qui se dégage. Insistant sur des quiproquos, Anna Novion semble cependant négliger la mise en scène.

A la fin, le film est porteur d’un message d’optimisme : en bref, la vie est belle. Le spectateur est ainsi amené à la question suivante : “ N’aurait-on pas du ajouter à cela une once d’originalité ? ”. Tout est bien qui finit bien, nous n’avons plus qu’à nous laisser entraîner par la légèreté et la simplicité coordonnées avec une musique apaisante. Il convient tout de même de répéter que le cinéma est un divertissement mais sans doute aussi un art.

En dépit de l’âge de la réalisatrice, ce film manque malheureusement d’innovation mais il lui assure probablement une place dans le cinéma français. Ainsi, il ouvre le débat : vaut-il mieux faire un petit film réussit plutôt qu’un film ambitieux raté ?

Camille ROLLAND, Margaux JANIN
Lycée Saint Exupéry, Lyon

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