Bannière Festival film court Villeurbanne 2019

GOAL 2

Clip

Joueur de Newcastle, Santiago Munez est approché par le Real de Madrid. Il finit par accepter cette chance qui s'offre à lui, sa femme restant sur place, au moins pour quelques temps...

La trilogie « Goal » s'annonçait comme une plongée dans le monde du football, à la fois côté sport mais aussi côté paillettes et vies privées. Après un premier volet patissant de dialogues insipides, mais pourtant intéressant sur les dessous du foot et le rapport à l'argent, on espérait une gradation dans les vécus humains et la qualité de l'action. Il n'en est rien. Car en changeant de metteur en scène (Danny Cannon avait réalisé le premier), le second film perd cruellement en intensité. La plupart des scènes sont filmées façon clip, des matchs aux soirées, laissant nullement le temps aux acteurs, pourtant bons, d'installer la moindre atmosphère qu'il s'agisse de conflit ou de tendresse.

Certes, les vrais joueurs sont encore plus présents que dans le premier volet. Les plans mélangeants acteurs (Nivola et Becker) et vrais joueurs sont assez réussis et l'on croit aux scènes de match. Mais le split screen (écran divisé en deux ou quatre) n'ajoute rien à une tension quasi inexistante, hormis dans le dernier match en ligue des champions, dont on connaît pourtant l'issue. Si les dialogues sont un peu mieux écrits, les situations privées sont vite expédiées et à la limite du crédible (l'apparition de la mère, les masques de boue de Gavin), voire carrément ridicules (le demi-frère de 8 ans qui conduit la voiture de course...). Espérons que le troisième volet sacrifiera moins au joli football pour se concentrer à nouveau plus sur l'humain.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire