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GHOST RIDER

Gogole rider!

Quand la nuit tombe et que le mal sévit, la route s’enflamme et les âmes trépassent sous le regard brulant du Ghost rider. Tel est la malédiction qui hante Johnny Blaze, homme ayant vendu son âme au diable et qui travaille en échange comme chasseur de prime des enfers…

En moto, pour les amateurs d'image de synthèse type playstation (la une pas la deux ni la trois!!), pour les masochistes des plans foireux et autres love-story à deux centimes d'euro et surtout pour les futurs collectionneurs de cinéma bis, classé z, ayant un très gros budget, voici venu le film, la réussite que n'importe quel réalisateur de film de catcheur philippin rêveraient de réaliser : Ghost Rider. Et oui le futur, John Ford du film de super-héros est là sous nos yeux ébahis, qui pleure de joie (ou de rire?) à la vision de cette oeuvre comme dire... différente! Car à en croire les différents concepteurs, qui connaissent le comics sur le bout des doigts et en sont fans depuis leur adolescence, on se dit qu’ils ont du se tromper de bandes dessinées ou que celle-ci devait recéler des images plus coquines, pour faire de ce film un tel ratage.

Le scénario est ridicule, du moins dans les deux tiers du métrage. Hormis la naissance du Ghost, plus ou moins fidèle au comics, le reste est plus proche d'un épisode de Buffy sous tranxen que de la vision heavy métal des enfers! Sans aucune continuité, les rebondissements sont tellement prévisibles que le regard de vache folle attendant l'euthanasie de Nicolas Cage ne parvient même pas à nous distraire un instant. Sans compter que le ghost rider pourrait déjà s'occuper du coiffeur de l'acteur avant de s'attaquer aux violeurs et autres êtres sanguinaires !

Côté département effets spéciaux, on se demande si les techniciens n’ont pas simplement récupéré les scènes coupées de Spawn (autre grand moment du n'importe quoi super-hérossien!), car le résultat a l'odeur de l'image de synthèse, ressemble à de l'image de synthèse, mais bave comme de l'image de la mauvaise image de synthèse. Même le design de la moto est catastrophique, quant au personnage, il semble accréditer la thèse qu'ils lui ont simplement posé une bougie en guise de tête : pitoyable.

En fin de compte, ce film montre une fois de plus que les super-héros ont besoin de vrai fans pour les transcender sur grand écran, et qu'un bon casting ne fait pas tout, bien au contraire, car les plus grandes réussites en la manière sont souvent les films avec des acteurs peu connus ou en pleine ascension. La bonne recette pour ce genre de film semble donc être: 40 % de fan + 40 % de budget + 20 % de liberté = 100 % de SAM RAIMI. Alors vivement Spider-man 3 et seulement ça!!!

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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