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FIRST DATE

Un film de Richard Tanne

Un premier rendez-vous qui changea la face du monde

1989. Barack Obama n’est que stagiaire dans un cabinet d’avocats. Mais cela ne l’empêche pas d’avoir le courage d’inviter sa supérieure pour une balade dans les rues ensoleillées de Chicago…

Certains réalisateurs jouent la facilité pour leur premier long-métrage, mais Richard Tanne n’est pas de ceux-là. Lui, pour son premier passage derrière une caméra, ose s’attaquer au mythe Barack Obama. Néanmoins, au lieu de dresser un portrait hagiographique du 44e président américain, le cinéaste a préféré se focaliser sur une journée bien précise de sa vie, respectant scrupuleusement le déroulé de ce moment qui changea la vie de celui qui n’était alors qu’un simple stagiaire dans un cabinet d’avocats. Sauf qu’en invitant sa supérieure hiérarchique pour une balade romantique, le jeune Barack n’a pas fait que trouver l’amour, il a également trouvé son futur acolyte, sans qui il ne serait probablement pas Président aujourd’hui. Et ce n’est pas anodin que le film débute et se referme sur le visage de Michelle.

Entre ces deux plans, il n’y a malheureusement pas grand-chose à apprécier. Car si le tableau est séduisant, les intérêts cinématographiques et historiques sont aux abonnés absents. Comédie romantique à l’eau de rose, le métrage n’est qu’une longue discussion entre deux blacks attirés l’un par l’autre, engagés pour les droits de la communauté afro-américaine, mais dont le statut professionnel de la jeune femme la fait hésiter sur ses sentiments. Ni plus ni moins. Seule notre curiosité sert alors de moteur à ces déambulations nous plongeant dans l’intimité du futur couple présidentiel.

Les acteurs font bien le job, Parker Sawyers ressemblant en plus fortement à son modèle, la mise en scène est efficace à défaut d’être inspirée, et le film a le mérite d’être court. Cependant, à défaut d’être atteint du virus de l’« obamamania », la lecture du synopsis se suffit en elle-même, cette romance sur grand écran n’apportant rien de plus. Aussi vite vu qu’on lit Closer, aussi vite oublié.

Christophe BrangeEnvoyer un message au rédacteur

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