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DORAEMON ET MOI

Une adaptation sympathique mais très morale

Nobita, jeune écolier peu doué pour les études comme pour le sport, se fait harceler à l’école par un groupe d’autres garçon. Un beau jour débarquent dans sa chambre, via le tiroir de son bureau, son futur petit fils et le robot-chat Doraemon, qui va devoir rester auprès de lui jusqu’à ce qu’il soit enfin heureux…

Doraemon et moi film animation animated feature movie

Sortie le 24 décembre 2021 sur Netflix

"Doraemon et moi" est l'adaptation en images de synthèses (et originellement en 3D) de la série animée créée dans les années 70 par Fujiko F. Fujio, peu connue en France, "Doraemon", et basée sur la série manga éponyme en 45 tomes. Il met en scène un jeune écolier plutôt irresponsable, Nobi, à la fois gaffeur et maladroit, régulièrement grondé par sa mère comme par ses professeurs, du fait de ses mauvaises notes et de ses manigances. Celui-ci se voit affublé d’un robot-chat venu du futur, qui ne pourra y retourner que lorsqu’il aura changé le destin de Nobi, en faisant que sa camarade de classe Shizuka tombe amoureuse de lui, malgré sa timidité et sa grande maladresse. La motivation de départ est donc claire et paradoxale : il faut qu’il évite d’épouser la grosse et moche Jaïko, et qu’il ne ruine pas sa famille par ses échecs successifs, avec comme paradoxe vite oublié en route : si Nobi épouse Shizuka, son petit fils n’existera pas et ne pourra donc pas lui avoir amené Doraemon pour l’aider. Si le discours sur le fait de savoir se défendre et avoir de l’assurance passe encore aujourd’hui, l’objectif principal, même s’il s’avère sympathique, n’en reste pas moins aujourd’hui discutable.

Dans la première partie du film, la cohabitation forcée de Nobi et le chat-robot est plutôt sympathique, alors que ce dernier dégaine tout un tas d’inventions du futur susceptibles d’aider le jeune humain à reprendre en main son destin (pain mémoire, cape d’invisibilité, super gant de baseball, nappe temporelle reconstituant des objets cassés, appareil photo générant des vêtements, village sous-terrain multi usages, clé dans le dos permettant d’accélérer, etc.). Les aventures autour de l’œuf géant deviendront ensuite plutôt lourdes, quant aux fameux « hopter », sortes d’hélices sur la tête qui permettent de voler, elles ne seront qu’un prétexte à des voyages dans la ville d’aujourd’hui comme celle du futur, type roller coaster en caméra subjective, qui n’ont que peu d’effet sur petit écran. Reste une histoire un peu simpliste d’affirmation de soi et d’amitié, inscrite dans une « morale » finalement très japonaise (réussite, sagesse, respect de règles…).

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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