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DESTINATION FINALE 3

Un film de James Wong

Les Mac Giver de la mise à mort !

La mort a encore fait des ratés, et cette fois-ci lors d'une catastrophe dans une fête foraine. Le grand huit s'étant décroché, tuant ses passagers, à l'exception de ceux qui au dernier moment n'ont pas embarqué. Mais tout comme le contrôleur des impôts, la mort ne fait pas d'erreur, du moins, elle revient toujours prendre son dû…

Utilisant une recette parfaitement rodée, les deux compères à l'origine du concept, reprennent les rênes de la série, en livrant un troisième opus qui se veut plus spectaculaire que jamais. La scène d'introduction, fera frémir tous les spectateurs qui dans leur vie sont montés une fois dans un de ces manèges. Celle-ci, qui dure plus de 10 minutes, use les nerfs du spectateur progressivement, jusqu'au dénouement final, sans que deux de ses passagers ne disparaissent de la même façon.

La suite du film est à l'avenant, avec le détournement des objets de la vie courante, inoffensifs de prime abord et qui se révèlent fatals par un concours de circonstance. Les personnages meurent dans diverses positions et le réalisateur prend évidemment du plaisir à décrire des morts annoncées, prévues par le spectateur. Mais ce type de sujet ne serait qu'un film d'horreur de plus, si les scénaristes ne se servaient de l'humour comme base psychologique, le côté non « sensé » des accidents déridant le spectateur crispé par ce jeu de massacre.

Du rythme donc, du gore également (vive les moteurs de camion…), qui donnent à cette série B à la fois du fun et de l'inventivité. Un plaisir relevé par un casting très teenager, qui y passe dans tous les sens (je sais je suis méchant…), sans que l'on sache qui va s'en sortir. Seul bémol, le film se révèle un peu moins surprenant que l'opus précédent, même si l'inventivité des mises à mort est exceptionnelle (j'arrête la musculation demain !).

En clair un bonne comédie noire, ou très rouge si l'on compte en litres de sang, qui rappelle par moments ce que le coyote dans le dessin animé aurait dû subir à chacun de ses pièges machiavéliques ratés.

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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