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LE DERNIER DES TEMPLIERS

Un film de Dominic Sena

Il est temps de plier !

Behmen et Felson, deux templiers et anciens croisés sont de retour sur les terres anglaises. Alors que la région est ravagée par la peste, l’Eglise leur impose une mission : escorter une jeune fille, soupçonnée de sorcellerie, jusqu’à un monastère mystérieux pour qu’elle y soit jugée...

Double constat navrant pour ce « Le Dernier des templiers » ! Affublé d’un titre français n’ayant rien à voir avec le spectacle proposé (aucune histoire de templier…et surtout pas de dernier), le film aurait gagné un peu de crédit s'il avait été dénommé « Le temps des sorciers » ou quelque chose du même genre. Une fois de plus, la frilosité et le manque d’ingéniosité de certains distributeurs poussent le spectateur à voir autre chose que ce qui est vendu, à savoir un film qui ne mettrait en scène qu'uniquement Nicolas Cage et sa dernière moumoute ! En même temps, comprenons les commerciaux chargés de vendre ce spectacle affligeant, ce ne doit pas être une tâche facile.

Le résultat à l’écran laisse malheureusement également penser que le budget du film devait être égal à celui d’une pub pour un grand parfum; les effets spéciaux numériques sont hideux (et datent sûrement de l’époque des Croisades) et la photo des scènes de nuit (80% du film… le reste du temps, il pleut) est affligeante. C’est simple, à côté de cela, « Aliens Vs Predator – Requiem » ressemble à « Barry Lyndon », c’est dire ! Dominic Sena est donc obligé de réduire son cadrage constamment pour pallier la faiblesse artistique du film. Enchainant des scènes téléphonées (et en haut débit en plus), des « catch-phrases » moisies et des scènes de combat faisant passer feu Horst Tapper pour Donnie Yuen, le film reste malgré tout sympathique.

Sa vraie place serait certainement en deuxième partie de soirée, avec des potes, des pizzas et des bières comme tout bon vieux DTV (Direct to video) des familles qui se respecte, mais pas sur un écran de cinéma ! Pendant ce temps là, « The Door » d’Anno Saul, Grand prix de Gérardmer en 2010, « Moon » de Duncan Jones, « 5150 rue des ormes » d’Eric Tessier, 3 bons films ne trouvent pas d’écrans et sont réduits à une sortie discrète dans les bacs. Pendant ce temps là, « Scott Pilgrim » sort dans l’anonymat le plus total. Logique, quand tu nous tiens…

François ReyEnvoyer un message au rédacteur

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