Parce qu'on en a jamais assez !

LA DELICATESSE

Le fabuleux destin de François Damiens

Après le décès précoce de son mari, Nathalie s'enferme dans le travail et ne sort plus, jusqu'à ce qu'elle rencontre Markus, un collègue suédois a priori insignifiant...

Adaptation, par l’auteur lui-même et son frère, du roman de David Foenkinos, "La Délicatesse" s’impose dès ses premières images comme un descendant du plus célèbre film de Jean-Pierre Jeunet, musique y comprise (Emilie Simon remplaçant Yann Tiersen). Et si l’intention est louable, dans le fond comme dans la forme, n’est pas Jeunet qui veut !

Le premier constat, et il est peu flatteur pour le film, est que la pauvre Audrey Tautou semble avoir bien du mal à se renouveler. Même moue, mêmes regards, même interprétation que dans la grande majorité de sa filmographie post-Amélie Poulain. On en viendrait même à croire que "La Délicatesse" en est la suite directe, tant le spleen qui s’en dégage, et la mise en scène pseudo-poétique aux idées charmantes (mais vaines) ne fait rien pour alléger ce sentiment.

Reste qu’aussi anecdotique soit-il, le film permet tout de même à un acteur de montrer toute l’étendue de son talent. Dans le rôle un peu casse-gueule d’un homme gentil, attentionné, pas vraiment beau ni attirant, François Damiens compose une partition toute en finesse, loin des rôles habituels où on a pu le voir, aussi bon soit-il. Alors rien que pour lui, et pour les quelques instants de grâce qu’il distille (dont une demande en mariage féerique), "La Délicatesse" vaut peut-être le coup d’œil. Ou pas.

Frederic WullschlegerEnvoyer un message au rédacteur

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