CORTEX

 

2ème avis: Quand la maladie se mêle à l’enquête

Un flic retraité, atteint de la maladie d'Alzheimer, intègre une maison de repos spécialisée et commence à suspecter des crimes dans l'établissement...

Nicolas Boukhrief réalise ici un film à deux niveaux. La trame de l’histoire se rapproche du polar. C’est dans une ambiance oppressante et mystérieuse que se déroule l’action, où chaque personnage occupe une place dans l’enquête, créant ainsi « un côté Cluedo » comme s’amuse à le dire le réalisateur. Mais le comportement singulier du personnage principal luttant contre la maladie donne une autre dimension à ce film.

Grâce aux plans rapprochés qui cadrent le visage torturé de ce policier retraité en proie au doute, le spectateur s’identifie à lui et suit donc l’enquête au travers de ses pensées. Le jeu brillant d’André Dussolier dont la plupart des scènes ne sont basées que sur la gestuelle et le regard, donnent une force et une présence intense à Charles Boyer.

« Cortex » offre une vision nouvelle de la maladie d’Alzheimer, sujet que le réalisateur maîtrise parfaitement. Les recherches faites sur la maladie, le comportement des malades, de leurs proches comme des soignants, permettent une bonne exploitation de ce thème traité avec réalisme et sans pathos. C’est la maladie qui donne tout son sens au film.
Marthe Keller, Aurore Clément et Gilles Gaston Dreyfus qui interprètent des résidents, ont un jeu très juste. On arrive à percevoir la différence entre le monde des malades et celui des « autres », car les aides soignant (Claude Perron, Pascal Elbé) et le fils de Charles (interprété par Julien Boisselier) font preuve d'un réalisme poignant dans leur approche des relations avec les malades.

« Cortex » est donc un thriller qui aborde de manière originale la maladie d’Alzheimer, mais avant tout, c’est un film profondément humain.

Clara CORMAN 1ère L1
Brune BLEICHER TL1

Lycée Saint-ExupéryEnvoyer un message au rédacteur

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