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LA COMTESSE

Un film de Julie Delpy

Julie Delpy s'offre un incroyable et pourtant crédible rôle

La comtesse Erzebel Bathory vient de perdre son époux. Cette femme d’une quarantaine d’années, belle et rusée, tombe alors sous le charme d’un beau jeune homme (Daniel Brühl). Celui-ci, fou d’amour pour elle, se voit contraint par son propre père de renoncer à cet amour. La comtesse sombre alors dans une sorte de folie, car elle se croit éconduite par son amant…

Très loin de son dernier film, « 2 days in Paris », Julie Delpy nous conte (peut être ne s’agit-il que d’une légende…) l’histoire de cette femme que la vanité et l’échec amoureux conduiront à la folie meutrière. Les scènes sont magnifiques, particulièrement celles où la comtesse se sent rejetée, où la vanité commence à la dévorer et à la rendre malade. On retrouve ici une Julie Delpy échevelée, en train de hurler son chagrin dans son lit. Mais on peut aussi la voir ivre de colère, s’acharnant sur une vieille femme ou encore en train d’ôter la vie à de jeunes vierges dans le seul but semble-t-il de rajeunir..

Le début du film, et surtout la rencontre entre les deux amants peut sembler un peu mièvre, mais on y croit malgré tout, et c'est là le principal. Après tout Roméo et Juliette se sont aimés sur un regard et on en parle encore. Peu à peu le personnage de la comtesse, si spirituelle, si forte, se transforme en monstre et nous amène à nous interroger sur jusqu’où la vie peut nous mener ? Et Julie Delpy ne lésine pas sur les moyens et la démonstrations, nous livrant même une scène, où la comtesse se coût une mèche de cheveu dans son sein, peu vraisemblable. Heureusement, tout le reste est très crédible…

Laëtitia LangueEnvoyer un message au rédacteur

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