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COMMENT TUER SON BOSS ?

Un film de Seth Gordon

Mon boss, ce zéro

Kenny, Nick et Kurt détestent leurs patrons. Psychopathe, Bon à rien ou encore nymphomane, leurs boss leurs pourrissent la vie. Une seule solution pour s’en sortir : les faire disparaître.

Les patrons et la vie au travail ! Un sujet qui méritait bien une petite comédie américaine de derrière les fagots. Mais détrompez-vous, la vie professionnelle n’est ici que le point de départ d’une comédie, tout à fait honorable certes, mais qui pourrait se situer dans n’importe quel milieu. En dehors des deux courtes scènes d’exposition par personnage, la vie au boulot n’est que rarement abordée. Ne vous attendez donc pas à une avalanche d’outrages et de perversions de la part de ces horribles patrons. Non. L’histoire se passe bien ailleurs.

Sans jamais atteindre le niveau d’écriture des productions Apatow (« Sans Sarah rien ne va »), le film de Seth Gordon (dont c’est le 1er), qui a tourné quelques épisodes de « The Office », ne rentre jamais dans le vif du sujet mais se contente de suivre des personnages tous plus déjantés les uns que les autres et ce, dans des situations tout autant rocambolesques et terriblement drôles ! C’est là que « Comment tuer son boss » prend toute son importance : les gags sont drôles et nombreux. Bien sûr, nos tueurs du dimanche ne sont pas méchants pour un sou et leur inexpérience face au crime est prétexte à de nombreux fous-rires.

Porté par un trio d’enfer, à savoir Jason Bateman (« Juno », « Arrested Development »), Jason Sudeikis (« B.A.T. ») et le déjanté Charlie Day confrontés à un Kevin Spacey psychopathe, rappelant son excellent rôle de « Swimming with sharks » (lui, méritait d’être tué), un Colin Farrell adoptant la « beauf attitude » (mais bien trop peu présent) et une Jennifer Aniston comme vous ne l’avez jamais vue (et comme on aimerait voir plus souvent), le film tient essentiellement par la qualité comique de ses premiers rôles. La seule limitation à leur humour tient surtout de la pauvreté du script qui, plus d’une fois, les empêche d’atteindre le niveau (de perfection ?) d’une comédie « à la » Apatow.

Vous l’aurez donc compris, « Comment tuer son boss » n’a vraiment rien de révolutionnaire, mais a au moins le mérite d’être drôle et ce sans être donneur de leçon. Que demander de plus à une comédie ?

François ReyEnvoyer un message au rédacteur

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