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LA CLOCHE A SONNE

Un film de Bruno Herbulot

Sans but

Un groupe de personnes, en couple, célibataires, muet, dépressifs, débarque chez Simon Arcos (Fabrice Luchini), pour suivre un stage de redécouverte de soi…

Bien sûr, le film de Bruno Herbulot, donne lieu à d’assez nombreux rires. Mais l’on ne sait rapidement plus très bien si l’on se moque de la méthode prônée par le fameux professeur, ou des personnages. Car entre yoga, psychologie, médecine douce, relaxation, et autres approches parallèles d’une médecine en mal de compréhension de son sujet, tout y passe, à la manière d’un catalogue, mais en ne démontrant rien, en ne prenant aucune position sur ce qui finalement n’est même pas une question. Car si tout ce beau monde repart enchanté de ce stage, on ne sait finalement pas trop pourquoi, et on est aussi perdu qu’eux, au milieu d’un stage qui part en couilles, de certitudes qui s’évanouissent et de problèmes qui sont toujours là.

Exit donc les moments véritablement intimes, ou une approche un peu fine des problèmes de chacun. Ici, le réalisateur se concentre sur les affrontements des uns et des autres, et sur la star Luchini, grand pourfendeur de la « croustille », sorte de chips sensée gâcher le transit ! Et bizarrement, celui-ci se fait voler la vedette, par un certain François Cluzet, simplement formidable, en homme qu’on ne saurait finalement qualifier, si ce n’est de normal, car parfois rigide, peu attentif, mais amoureux de la maîtresse qui l’a traîné là. On ressort de ce film, comme lui de ce stage, avec les idées changées, mais sans aucune perspective réellement nouvelle.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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