Bannière Festival film court Villeurbanne 2019

CINÉMA, MON AMOUR

Un film de Alexandru Belc
Avec

Transmettre la passion

De 400 cinémas en 1989, la Roumanie est passée à moins de 30. Victor, directeur de cinéma depuis plus de 40 ans et ses deux employées tentent, non sans difficultés, de sauver leur salle...

D'emblée le ton nostalgie et l'aspect désargenté du contexte et donné. Alors que des enfants, dans des ruines, s'amusent à décrypter un histoire sur pellicule, s'amusant entre eux, sans un sou, un homme entre dans un cinéma. La caméra tourne autour de lui, comme cherchant à saisir ses pensées, et sa voix-off s'enclenche, un brin nostalgique, déclarant sa fascination de gamin pour le 7ème art, lui qui vouera sa vie au cinéma.

Le reste de ce court documentaire (il fait seulement 1h11) est surtout un récit d'une combativité sereine, passant par des petits arrangements (face aux changements de formats et aux copies Blu-Ray) ou des implications plus physiques (les travaux qui s'éternisent et dans lesquels on s'éreinte). Mais il est aussi jalonné de jolis moments rêvant un avenir meilleur, pour la salle ou le pays, tels le festival avec les enfants (où la joie se lit dans les yeux) ou la surréaliste négociation avec les lycéennes qui n'ont pas d'argent pour venir voir un film.

Le plus sérieux arrive sur le tard, avec les dures négociations avec des autorités au discours de façade sur les difficultés financières, où la dramatique évocation du peu de cinémas qu'il reste et de ceux qui ont été vendu (au travers d'un panorama virtuel sur la ville). Mais le ton restera jusqu'au bout résolument optimiste, convoquant le héros John Wayne, ou l'image seul contre tous, du directeur du cinéma dans sa salle, regardant un film qu'il aime. Avant de terminer en chanson, histoire d’entraîner d'autres personnes dans le combat. Une manière de rappeler que si la France est loin d'être dans ce cas, la vigilance doit rester de rigueur.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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