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LA CHATTE CENDRILLON

Pour l’approche graphique

Dans le futur, dans un Naples en pleine décadence, une femme ayant déjà six filles, épouse un riche armateur, dont la jeune enfant, Cendrillon, assiste à son assassinat, impuissante. Des années plus tard, alors que le vaisseau Megaride, coincé dans la rade a été transformé en lieu de sortie, les six jeunes femmes tentent de séduire le Roi, invité d’une soirée...

Après "L’arte della Feliccita", remarqué en 2013 à la Semaine de la critique du Festival de Venise, Alessandro Rak revient, en compagnie de trois co-réalisateurs, avec un nouveau film plutôt déroutant. Présenté dans la section Orrizonti du Festival de Venise 2017, et aujourd’hui en compétition au Festival d’Annecy, Gatta Cerenentola est une relecture de l’histoire de Cendrillon, face ici à six sœurs et hantée par l’assassinat de son père. Un récit qui apparaît bien complexe et souvent difficile à suivre, car jouant avec trois temporalités, de l’enfance de la jeune fille à son âge adulte, en passant par de sombres visions d’une catastrophe à venir.

Au niveau graphisme, on reconnaît partiellement la touche d’Alessandro Rak, devenue ici plus radicale, ce qui ne séduira pas forcément tous les publics. Traits de contours multiples et tremblants, surlignage de certaines facettes de personnages par une bande blanche, l’effet n’est pas toujours très heureux. Et pourtant le mélange de représentation futuriste (hologrammes…) et de représentation d’une décrépitude grandissante du navire, procure une certaine fascination. Reste que les scènes récurrentes de cabaret sont assez ennuyeuses et qu’il est par moment difficile de démêler le réel du faux, dans ce conte moderne aux aspects surannés.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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