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LE CHAT DU RABBIN

Avec

Les bons maux

A Alger, dans les années 1920, un Rabbin et sa fille vivent avec un chat pas comme les autres …

Joann Sfar nous montre ce qu’a été la religion, ce qu’est la religion et ce que pourrait être la religion à travers les yeux d’un chat qui par amour souhaite devenir juif. Même si on n’échappe pas aux bons mots, le film traite le sujet de façon intelligente à l’aide de scènes et de répliques très drôles. Je pense ici à la référence moqueuse à Tintin (dont la voix est interprétée par l’excellent François Damiens qui prouve une fois de plus, ce en moins d’une minute, qu’il est plein de talents) et aux réflexions d’un chat qui dit tout haut ce qu’il pense.

Les réalisateurs dévoilent comment les gens vivent leur religion : leur tolérance, leur intolérance parfois, leur bêtise, leur clairvoyance ainsi que leur ignorance. Le graphisme est sobre mais efficace. Pourtant l’histoire a du mal à démarrer et s’essouffle un peu au bout d’une heure. La fin du film, sans être inattendue, ne tombe pas pour autant dans les clichés. Une adaptation de la bande dessinée au grand écran, qui ne démérite pas et a obtenu le grand prix du Festical d'Annecy 2011.

Laëtitia LangueEnvoyer un message au rédacteur

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