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CHARLIE MORTDECAI

Un film de David Koepp

Navrant

Charlie est un aristocrate imbu de lui-même au bord de la faillite personnel. À la demande d'un ami travaillant pour la police, il décide d'accepter une enquête sur la disparition d'un tableau en cours de restauration. Ceci dans le but de toucher une récompense qui lui permettra de rembourser ses dettes...

Que dire de cette pantalonnade supposée "So British" avec dans le rôle titre un Johnny Depp en roue libre, qui roule des yeux, appuie son accent aristo et cabotine à tout va ? D'abord que son scénario n'a pas grand intérêt, et que le vol de tableau n'est qu'un prétexte à un numéro d'acteur devenu clown de service. Qu'ensuite les divers intervenants de cette chasse au tableau disparu n'ont aucune substance. Enfin que même le semblant d'histoire d'amour contrarié entre McGregor et Paltrow est à peine exploité, donnant tout de même quelques flash-back universitaires et boutonneux croustillants, mais réduisant l'enjeu actuel à deux ou trois scènes vite expédiées.

À y regarder de plus près c'est finalement l'histoire de cette moustache, que se fait pousser le héros qui aurait dû être au centre de l'intrigue. Tant revendiquée comme un héritage familial et un droit par le héros, elle est honnie par sa femme, qui décide de faire chambre à part. Source de nombreux dialogues et scènes assez débiles, elle permet aux scénaristes de s'en donner à cœur joie dans les allusions graveleuses et les sous entendus très High Class de ces deux tourtereaux toujours enclins à fricoter. Malheureusement le surjeu permanent de Depp vient casser la moindre envolée, même verbale. Dommage.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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