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CARNAGE CHEZ LES PUPPETS

Un film de Brian Henson

Une certaine forme de fraîcheur...

Dans un monde où humains et puppets se côtoient tous les jours, Phil Philips, lui-même marionnette, tente de protéger les droits des puppets, souvent méprisés par les humains. Alors qu’une cliente accroc au sexe lui confie une mission, il est témoin de l’assassinat d’un lapin jouant dans un célèbre show télé…

Carnage chez les puppets film image

On était forcément intrigué à l'idée d'un nouveau film live mettant en scène des marionnettes dans l'esprit Muppet Show. Alors lorsqu'en plus le pitch prend la forme d'une improbable enquête sur les meurtres un à un des membres d'un Show télé, le "Happy Time gang", il y avait fort à parier que le « carnage » en question allait donner lieu à de nombreux gags. Et bien les fans pourront se réjouir, car non seulement le film est imbibé de références sexuelles réjouissantes, mais le potentiel comique des bestioles est plutôt bien exploité dans leur relation à l'être humain.

Le film démarre ainsi presque trop vite, laissant à peine le temps au spectateur de saisir toutes les allusions faites quant au mauvais traitement des puppets par les humains (gamins qui jouent avec un œil, trafic de pattes de puppets comme portes bonheur, etc.). Puis vient l'enquête, sans autre intérêt finalement que les délires ponctuels des scénaristes visiblement portés sur la chose. D'une éjaculation phénoménalement longue, à un film porno où un poulpe trait les multiples pis d'une vache allongée sur le dos, en passant par la découverte du "pilafage" que risquent de subir les puppets en prison, l'imagination est au rendez-vous et l'excès joyeusement affiché ne peut que vous arracher quelques rires stupéfaits.

La présence de Melissa McCarthy en inspecteur de police contrainte de refaire équipe avec le détective puppet devenu son rival, n'est certes pas marquante, la vulgarité étant surtout au rendez-vous. Et même si une scène de biture vient un peu « relever le niveau », son personnage aurait mérité un peu plus d'écriture. Alors si vous assumez vos moments de régression, si vous aimez les secrétaires obnubilées par les bananes, les intrigues tirées par les cheveux, les puppets écartelés par des chiens et surtout les jeux de mots graveleux du types « nos chattes sont de velours » (forcément pour des puppets), alors "Carnage chez les puppets" est taillé pour vous.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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