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BURN OUT

Un film de Yann Gozlan

Un thriller vrombissant efficace mais au scénario inégal

Tony est enfin repéré durant une course de motos. Alors qu’il enchaîne les tests pour réaliser son rêve et devenir professionnel, il se retrouve à devoir jouer les go fast pour sortir son ex conjointe d’une situation délicate avec des truands locaux. Jusqu’à lui-même se brûler les ailes…

Après le déroutant "Un Homme idéal", Yann Gozlan a décidé de poursuivre son exploration du thriller avec un autre comédien de la bande de "Five". Au revoir Pierre Niney, c’est donc François Civil qui va occuper le haut de l’affiche de ce polar viril. Il incarne Tony, magasinier la semaine et pilote de motos le week-end. Mais jour et nuit, il ne rêve que de bitume, d’enfourcher sa bécane et de faire crisser les pneus. Alors qu’il se fait repérer pour passer des essais afin de devenir professionnel, son rêve va être compliqué par les déboires de son ancienne conjointe, et mère de son fils, avec des mafieux du coin. Le jeune homme n’aura alors d’autre choix que d’accepter de jouer les livreurs pour eux.

Avec ses caméras embarquées sur les cylindrées, son rythme soutenu et sa mise en scène nerveuse, "Burn Out" est un vrai shoot d’adrénaline. Particulièrement efficace et haletant, le film perd cependant de l’intérêt au fur et à mesure d’un scénario prévisible et aux seconds rôles caricaturaux. Même si François Civil est parfait dans le rôle de ce pilote prêt à tout pour sa famille, les courses-poursuites finissent par s’enchaîner sans même plus susciter le moindre émoi. Avec une fin pas loin d’être complètement WTF, le métrage nous ferait presque oublier les quelques séquences spectaculaires, comme celle se déroulant dans une cité en pleine émeute. Quelques fulgurances pour un polar malheureusement trop inégal.

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

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