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BLACK PANTHER : WAKANDA FOREVER

Un film de Ryan Coogler

Chadwick Forever

T’challa n’est plus. Le Wakanda se retrouve sans Black Panther et donc sans protecteur. La Reine Ramonda, aidée par Shuri et Okoye, essaye d’éviter l’ingérence des nations étrangères pour s’accaparer le vibranium. Mais bientôt une nouvelle menace surgit du fond des océans…

Black Panther 2 : wakanda forever film movie

Comment gérer le décès de son acteur principal (Chadwick Boseman alias T’challa/Black Panther décédé des suites d'un cancer en 2020) ? Voilà le défi qui a sous tendu la production de ce second volet des aventures de "Black Panther". L'intelligence de la production a été de ne pas recaster le personnage, et d’inclure pleinement cette disparition au scénario. De fait, le long-métrage devient à la fois un hommage (touchant) ainsi qu’un passage de flambeau à de nouveaux héros.

Le scénario développe deux fil rouges, l'un plus politique axé sur une critique de la tendance des grandes puissances à vouloir s’accaparer les richesses naturelles des plus petits États (ici le Wakanda ou la cité sous-marine dirigée par Namor (Tenoch Huerta)) et aux possibilités de défense de ces derniers. Toutefois, la réflexion n’est jamais pleinement poussée. Le second fil et principal narratif, transpire tout au long de l'intrigue : il s’agit du deuil, de la reconstruction après la perte d'un être cher et de la question de son héritage. Cette question parvient à être traitée avec une véritable subtilité et une émotion sourde qui parcourt l’intégralité du long-métrage.

Ce second opus de "Black Panther" est également un film de femmes (la quasi intégralité des rôles principaux sont tenus par des femmes, avec une mention spéciale à Letitia Wright qui parvient à assumer pleinement le rôle principal) où des héroïnes, multiples, brillent et ont pour certaines une véritable consistance et une progression tout au long du long métrage.

Si le film parvient à avoir une réelle consistance dans ses moments de calme et d’émotion (les meilleures scènes du film), il demeure plus faible quand il s'agit des scènes d'action. En effet, Ryan Coogler ne parvient jamais à donner un réel souffle à celles-ci dans sa mise en scène, à l’image d’un affrontement final bâclé pour sa partie aquatique sur un bateau disproportionné faisant figure de forteresse flottante (les effets spéciaux n’étant pas du meilleur effet).

Enfin on ne peut s'empêcher de regretter les moments où le film doit rentrer dans le cahier des charges de Marvel. Ainsi on se serait bien passé de l’introduction d’une nouvelle super héroïne afin de continuer à nous abreuver de films et de séries en salle ou sur la plate-forme de streaming de Disney (Ironheart qui aura droit prochainement à sa propre série sur Disney +). On pourra également reprocher au scénario de faire revenir le personnage interprété par Martin Freeman, déjà présent dans le premier "Black Panther", mais dont les scènes constituent l’un des points faibles du long métrage. En ce sens les 2h42 du film auraient pu être expurgées de quelques scènes.

"Black Panther : Wakanda Forever" s'avère supérieur à bien des égards aux derniers longs métrages de la phase 4 de l’univers Marvel. Même s’il n’est pas un chef d’œuvre du cinéma de super héros, il demeure un divertissement de bonne facture où l’émotion a une véritable place (la scène post-générique est à l’image de cet aspect), et on a hâte de connaître la place qui sera donnée à Black Panther et à Namor dans la Phase V.

Kevin GueydanEnvoyer un message au rédacteur

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