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BENJAMIN GATES ET LE LIVRE DES SECRETS

Un film de Jon Turteltaub

Le Marco Polo de Times Square est de retour

Cette fois-ci l’explorateur le plus efficace de la Terre va devoir laver l’honneur de sa famille en prouvant que son ancêtre n’a pas participé au meurtre du président Lincoln et que le trésor caché des incas se trouve bien à sa place ! Bref, rien que du très normal…

« Benjamin Gates 2 » est un film old-school, avec des rebondissements impossibles, des décors en carton-pâte situés au fin fond de studio mal éclairé et un scénario fourre-tout qui permet en moins de 2 heures de cambrioler la Maison-blanche, Buckingham Palace et de capturer le président des USA afin de… lui poser une question ! Et ce sans compter sur la découverte des mystérieuses cités d'or. Du coup c'est Esteban et Zia qui vont faire la tête ! En bref ce film est un vrai patchwork où la moumoute de Nicolas Cage peine encore plus à le rendre crédible que dans un sous Indiana-Jones.

Pourtant le film n’est pas prétentieux pour un sou, et se laisse voir, malgré toutes ses incohérences, sans pour autant laisser de souvenir (tout court!) à la fin de la projection. Par moments quelques drôles d'idées viennent égayer le film, avec en tête « comment prendre en photo un objet tout en conduisant et sans appareil photo » ! Les scènes d'action sont honnêtement mises en scène, sans trouvailles, mais restent dignes de certains jeux vidéo, avec des plateaux instables et autres cascades d'eau cachées. Et les décors, pour la plupart en intérieur, rappellent des films comme « Alan Quaterman » et autres « Goonies ».

Malheureusement, il n'y a presque pas de méchants dans ce film, hormis une espèce de braconnier moderne, plus humain qu'il ne paraît ! Le casting qui se permet tout de même de réunir Ed Harris, John Voigt, Harvey Keitel et autres Nicolas Cage, chacun cachetonnant à sa manière, est presque un régal. Mais en fin de compte, n’empêche pas « Benjamin Gates… » d’être une série BZ ( c'est à dire à mi chemin entre les deux !) qui ravira les amateurs de canapés… non, de films d'un autres temps, où le quota minimum d'action, de dépaysement et d’humour est presque assuré. Un soir de nostalgie, il vous ramènera 40 ans en arrière, où chaque semaine sortait toutes sortes de films de sous-genre américains et italiens !

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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