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ARTEMIS FOWL

Un film de Kenneth Branagh

Le lancement raté d’une franchise

Le manoir du très riche magnat Fowl est pratiquement assiégé par les médias. Il faut dire que celui-ci est accusé de vol d’antiquités. Prisonnier dans un quartier de haute sécurité, Mulch est interrogé par le MI6. Il tâche de raconter en quoi Artemis, le fils Fowl, adolescent, est innocent…

Artemis Fowl film image

Sortie le 12 juin 2020 sur Disney +

Repoussé depuis plus d’un an pour sa sortie en salles, Artemis Fowl en aura finalement été privé par la pandémie de Coronavirus, le studio aux grandes oreilles ayant opté finalement pour une sortie en SVod sur sa plateforme Disney +, fraîchement ouverte. Il faut dire que cela fait malheureusement bien longtemps que chaque nouveau film de Kenneth Branagh n’est plus réellement un événement. Ancien compagnon d’Emma Thompson, à laquelle il aura offert certains de ses plus beaux rôles (dans par exemple "Dead Again"...) et féru d’adaptations de Shakespeare alliant souffle et humour ("Beaucoup de bruit pour rien", "Hamlet", "Peine d’amour perdu"), il se cantonne aujourd’hui à de grosses productions ("Thor", "Cendrillon"...) tout en se faisant plaisir avec des adaptations d’Agatha Cristie ("Le Crime de l’Orient Express", et bientôt "Mort sur le Nil"). Et ce n’est pas "Artemis Fowl" qui va marquer son retour en grâce.

En fait, cette adaptation assez libre des romans d’Eoin Colfer (une saga en huit volumes), n’est pas des plus limpides niveau scénario, lançant Artemis sur les traces d’un objet (l’Aculos) qui maintient la paix au pays des fées, ceci afin de pouvoir libérer son père, pris en otage. Toute cette intrigue compliquée, introduit à la va vite de multiples personnages (les fées, un centaure, des trolls, jusqu’aux pouvoirs du narrateur - seul effet spécial au réel intérêt ici) et tente de ménager tant bien que mal un certain suspense autour du rôle du personnage central. Mais il faut bien avouer que le manque total de charisme de Ferdia Shaw, aussi souple dans les scènes d’actions qu’un manche à balais, n’aide pas à nous faire aimer son personnage pris dans une tourmente qu’on a bien du mal à cerner. On doute qu’il y ait donc un second épisode... mais on ne sait jamais.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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