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ARMY OF ONE

Un film de Larry Charles

« Shit happens, Gary ! »

Gary Faulkner, un cinquantenaire américain à la fois lambda et illuminé, est persuadé que Dieu lui a donné pour mission d’aller au Pakistan pour capturer Oussama Ben Laden…

Army of One film movie

Sortie le 1 juillet 2017 sur Netflix

Après trois comédies avec Sacha Baron Cohen ("Borat", "Brüno" et "The Dictator"), Larry Charles s’empare d’une histoire supposée vraie – jusqu’à la fin, on a des doutes sur la fiabilité de cette affirmation annoncée explicitement par le narrateur en début de film. Et pour incarner ce nouvel anti-héros, c’est Nicolas Cage qui s’y colle – avec des répliques pleines d’autodérision sur ce choix.

Le personnage central de cette farce est un marginal, patriote et illuminé, à la langue bien pendue. C’est presque une sorte de clone version pauvre de Donald Trump, avec son langage fleuri et décomplexé, ses argumentations bancales et son jusqu’au-boutisme. Méconnaissable, Nicolas Cage semble prendre du plaisir à interpréter ce protagoniste haut en couleurs, tantôt tête à claque, tantôt attendrissant.

Bien que le scénario manque de régularité (et bâcle un peu sa conclusion), "Army of One" trouve son chemin entre comédie potache et fable satirique, comme une rencontre entre "Borat" et "Les Simpson" se moquant des superstitions et du patriotisme américain dans le contexte de perpétuelle paranoïa post-11-septembre. Pas toujours très fin (voire lourdingue par moments), le film propose aussi quelques gags plus discrets, comme lorsqu’on aperçoit une Pakistanaise en burqa tenant un cornet de glace qu’elle ne peut manifestement pas consommer avec une telle tenue. Le plus réussi reste sans doute l’apparition récurrente d’un Dieu/Jésus à la fois cash et trash, interprété par Russell Brand.

Raphaël JullienEnvoyer un message au rédacteur

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