ANNÉES 20

Un film de Élisabeth Vogler

Un soir d’été sous le covid

Paris, été 2020, fin d’après-midi, post-confinement. C’est à travers ce cadre et à partir de la rencontre entre deux personnages que l’on suivra, pas à pas et au gré des passants, la mise en lumière de doutes et de questionnements…

Années 20 film movie

« Un siècle commence véritablement après les années 20 » : il y a eu les années Folles, qu’est-ce qui nous attend désormais ? Le propos peut paraître pessimiste mais il ne l’est finalement pas. A travers le portrait d’une jeunesse qui a souffert du confinement, et la nécessité pour elle de redonner un sens à tout ce qui l’entoure, le film porte à la fois un regard sur la désillusion qu’une telle période a pu entraîner et sur les efforts nécessaires pour permettre un changement. L’objectif : pouvoir choisir sa vie. Et malgré des dialogues inégaux (en termes de longueur mais aussi en termes d’intérêt), c’est l’ensemble des thèmes et des problèmes que le confinement a mis en lumière qui se révèlent aux travers de la situation des personnages (infirmière en burn out, nécessité de reconversion professionnelle, sentiment de solitude…). Et rien n’est oublié pour dessiner le portrait de la jeunesse parisienne post-confinement.

En reprenant pour toile de fond Paris (comme c’était le cas dans son dernier long-métrage : "Paris est à nous", sorti en 2020 sur Netflix), Elisabeth Vogler en fait la scène privilégiée pour voir et écouter sa jeunesse. A travers la poursuite de ces discussions volées, de ces passant-es que l’on suit puis que l’on délaisse, elle fait du portrait de la jeunesse le portrait de Paris : active, portée par une atmosphère de fête et de liberté, et pleine d’un tourbillon d’histoires que l’on se plaît à découvrir.

Tourné en un plan séquence de 1h30, le film est techniquement bluffant (la séquence a été répétée pendant un mois pour que tout soit parfait, le tout étant pensé à la minute près) : la caméra ne s’arrête jamais, ni pour prendre un métro, ni pour monter sur un vélo. Et finalement, c’est encore elle qu’on suit le plus à travers Paris, et qui nous délivre un message en phase avec l’état d’esprit des personnages : ne jamais s’arrêter, toujours avancer, et agir pour que demain soit celui qu’on a choisi.

Rédacteur membre du LYF

Valérian BernardEnvoyer un message au rédacteur

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