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ANNABELLE

Un film de
Avec

Classique mais efficace

Après le très bon "Conjuring" de James Wan, on attendait beaucoup d'Annabelle, la poupée démoniaque. Cette fois-ci, le papa de la saga "Saw" n'est que producteur, mais même si Wan n'est pas aux manettes, c'est 1h38 de vrais frissons que nous offre "Annabelle". Un bon film d'épouvante, bien qu'un peu classique. En effet, c'est propre, bien emmené, bien rythmé, mais un peu convenu dans le déroulement de l'histoire. Mis à part ce léger défaut, le film tient toutes ses promesses. La bande son soutient parfaitement les moments de tension, les personnages sont moins caricaturaux que dans de nombreux autre films d'horreur, les jump scare sont efficaces et surtout utilisés à bon escient. L'ensemble est vraiment cohérent et certaines scènes vous laissent littéralement collé au siège. On retrouve ce qui faisait la qualité de "Conjuring" : l'éclairage, l'ambiance oppressante et l'entité démoniaque qu'on aperçoit furtivement. Mais "Annabelle" ne rappelle pas seulement le couple Warren. Il y a aussi du "Insidious" dans certaines ambiances et certains plans. Et pour cause, "Insidious" est un film de James Wan, coproduit pas John R. Leonetti.

Comme je le disais, les personnages et leurs réactions sont moins caricaturaux qu'à l'accoutumée. La peur de Mia, principale victime du démon, ne croit ni trop vite ni trop lentement à mesure que le film avance et que les événements inquiétants s'accumulent. Quant à John, malgré sont côté médecin très cartésien, il ne se montre pas exagérément sceptique envers les déclarations de sa femme. Des démons, des satanistes, des prêtres et des poupées, des éléments classiques dans le cinéma d'horreur. En fait c'est peu être bien ça le plus gros défaut du film, il tombe un peu dans la facilité. Parce que créer un film d'épouvante de toute pièce, lui donner une ambiance, faire naitre une certaine empathie pour les personnages et une peur du méchant (esprit, démon, fantôme, monstre, tueur psychopathe ou autre) c'est quelque chose de compliqué. Et c'est justement ce que fait très bien James Wan. Tous ça pour dire que faire une suite, un spin-off (comme c'est le cas ici) ou une préquelle d'un film de Wan est toujours plus facile que de partir de zéro.

Mais au final c'est tout de même une bonne copie rendue par John R. Leonetti, huit années après son dernier film, "L'Effet papillon 2". Un bon film, juste et cohérent, mais qui manque toutefois de cette petite étincelle qui transforme un bon film en grand film.

Adrien VerotEnvoyer un message au rédacteur

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