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LES ANIMAUX FANTASTIQUES

Un film de David Yates

Affaires de créatures immigrées

En 1926, Norbert Dragonneau débarque à New York après avoir étudié de par le monde toutes sortes d'animaux, dont il garde quelques spécimens dans sa valise magique. Mais dès la gare, l'une de ces créatures s'échappe, chapardant tout ce qui brille sur son passage. Vite repéré par les sociers locaux, il devient suspect alors qu'une force mystérieuse détruit diverses parties de la ville...

Il va sans dire que nombre de spectateurs seront heureux de retrouver l'univers à la fois enchanteur et sombre, fait de magie, de sortilèges et de créatures étranges, qui a accompagné les fêtes de fin d'année pendant plus de 8 ans, formant presque un pont entre deux autre trilogies dépaysantes : celle du "Seigneur des anneaux" et celle du "Hobbit", toutes deux signées Peter Jackson. La magie est donc de retour en cette fin 2016, avec les aventures de l’auteur du livre Les Animaux Fantastiques qu’étudiait Harry Potter, inaugurant ainsi une nouvelle saga constituée de 5 films.

Au cœur de l'intrigue se trouve cette fois-ci un enjeu fondamental, proche de celui qui sous-tend les épisodes des "X-Men", ou le récit de "Miss Peregrine et les enfants particuliers" : la paix entre des êtres différents aux pouvoirs surnaturels (ici les sorciers) et les humains normaux (ici les non-maj' côté US ou moldus côté anglais), et donc la nécessité de cacher aux yeux du monde les preuves de leur existence. Le grain de sable, en cette époque d'immigration massive s'appelle Norbert Dragonneau, magicien naturaliste, lunaire et réservé, interprété par Eddie Redmayne ("Une merveilleuse histoire du temps"), tentant de juguler les envies de liberté de son animalerie ambulante, alors qu'il plonge malgré lui dans un enquête sur les étranges phénomènes qui se produisent à New York.

Dessinant les contours d'un nouvel affrontement entre sorciers partisans d'une discrétion et ceux qui prônent l'affirmation d'une suprématie, le scénario de ce premier épisode intrigue forcément, mais relève par moments un peu trop du catalogue naturaliste. Si chacun s'amusera des spécificités de chacune des créatures qui sortira de la valise (du petit voleur initial, à une sorte d'énorme dragon), il faut bien dire que l'ensemble revêt un aspect un peu répétitif. On saluera cependant la qualité des effets spéciaux et des images de synthèses, qui devraient mener le film tout droit aux Oscars dans quelques catégories techniques.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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