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ALVIN ET LES CHIPMUNKS 4

Un film de Walt Becker

Une franchise qui tourne en rond

Alors que Dave a décidé que les Chipmunks devaient arrêter de chanter pendant quelques années, histoire de vivre une enfance "normale", ces petits rongeurs font la connaissance de la nouvelle petite amie de celui-ci, Samantha, et de son fils, Miles, un ado qui aime à torturer les animaux. Quand ils découvrent une bague de fiançailles dans un paquet livré à la maison, leur sang ne fait qu'un tour à l'idée de devenir les demi-frères de Miles...

On a beau trouver sympatoches les bobines des trois frangins rongeurs à la voix aiguë et devenus stars de la pop, il faut bien se résoudre à l'évidence, à la vue de ce quatrième volet de leurs aventures. Cette franchise, un temps amusante, est ici arrivée en bout de course, la faute à un scénario réduit à l'état d'anecdote, histoire de nous servir une énième fois un message sur la nécessité d'avoir une famille.

Le metteur en scène tente cette fois le road movie, forçant l'alliance entre ennemis, au cours d'un périple qui nous ressert, faute de mieux, moult chansons remixées, à la limite de l'insupportable. Et on a, au final, la désagréable impression que ces intermèdes musicaux ne servent qu'à étirer le temps pour atteindre péniblement les 1h30. Heureusement, on se consolera avec quelques gags réussis, comme le passage au contrôle de l'aéroport, où Alvin joue à merveille les poupées en peluche... Mais ça reste bien maigre.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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