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ALVIN ET LES CHIPMUNKS 3

Un film de Tim Hill et Mike Mitchell

Seuls au monde

Alors qu'ils sont en croisière avec Dave, Alvin, Simon, Théodore et les Chipettes finissent par se retrouver accidentellement accrochés à un cerf-volant, et par s'échouer sur une île a priori déserte. Dave se jette à l'eau et part à leur recherche, avec toujours une étape de retard...

Si on avait pu être séduit par les aspects potache attendrissant des deux premiers volets, il faut bien avouer que les ressorts dramatiques liés aux capacités de chanteurs de nos petits rongeurs préférés semblaient déjà épuisés, dès la fin du premier épisode. L'arrivée des Chipettes dans le second volet ayant à peine dynamisé le récit. Du coup cette fois-ci les scénaristes ont décidé de sortir Alvin et ses potes de la ville et du business musical, pour les propulser dans une aventure saugrenue, sortie de nulle part, et qui n'a franchement aucun intérêt, la pseudo intrigue de survie sur une île foisonnante de végétation n'étant qu'un prétexte lourdingue pour nous servir un épisode 3.

Malgré cela on se dit que quelques bonnes idées arrivent quand même à nous arracher un sourire, de l'agent déguisé en poulet (et tout nu en dessous) jusqu'à la crise d'identité due au poison, de Simon, qui se prend... pour un français ( sic ! ), en passant par la résurgence des instincts primaires quand il s'agit de trouver de la nourriture. Mais tout cela semble en permanence sous-exploité. On pourra alors s'amuser du titre original américain, jeu de mot entre « Ship-wrecked » et Chipmunk (Chip-wrecked), ce qui correspond bien au principe de départ consistant dans le fait de « s'échouer » sur une île inconnue. Mais cela signifie également « naufrage », ce qui représente finalement assez bien le produit final.

C'est peut-être d'ailleurs justement la présence d'une naufragée les ayant précédé, qui comme Tom Hanks dans « Seul au monde » peint des visages sur des pierres ou des ballons et prétend dialoguer avec eux histoire de rompre la solitude, qui apporte les meilleurs moments du film. Ceci grâce à un certain humour absurde plutôt réjouissant. Mais c'est finalement aussi un peu comme cela que se sent le spectateur adulte, lors de la vision du film, un peu seul au monde... Les plus petits, eux, devraient tout de même y trouver en partie leur compte en terme de maladresses et d'accidents, les chipmunks étant ici bien malmenés.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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