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ALL INCLUSIVE

Les Cramés

Plaqué par sa fiancée à l’aéroport, Bruno s’envole tout seul aux Caraïbes pour une semaine dans un club de vacances. Forcé de partager sa chambre avec un vieux célibataire très envahissant, il va passer un séjour des plus mouvementés…

All inclusive film image

On ne donnait jamais cher d’un film signé Fabien Onteniente depuis "3 Zéros" – seul film potable de son affligeante carrière – et voilà qu’au détour d’une affiche vantant un possible revival des "Bronzés", on se mettait soudain à espérer un peu de changement. Pensez donc ! Non seulement la présence au générique de Josiane Balasko et Thierry Lhermitte constitue une belle tromperie, mais sur le côté « Y a du soleil et des nanas, on va s’en foutre jusque-là », ce n’est pas Franck Dubosc qui se plaçait là en digne héritier d’une « splendid » trilogie. Ici, il ne fait que singer pour la 174e fois le quinquagénaire puceau en lui donnant des airs de Jean-Claude Dusse (sauf qu’ici, il s’appelle Jean-Paul Cisse, la bonne blague…). Lourdingue et crétin comme on peut s’y attendre, le personnage exhibe ses fesses de vieillard plein cadre, s’incruste dans la vie d’un vacancier fraîchement largué par sa femme (pauvre François-Xavier Demaison !), abuse des poses de vieux cochon à faire peur, imite très mal Johnny et s’offre des gags minables en haussant le ton comme si on devait attendre un rire préenregistré.

Produit hybride mal intentionné, "All Inclusive" est de ces « films » (on insiste sur les guillemets !) dont le sort est réglé dès les premiers « plans » (guillemets là aussi !). Onteniente aborde le contexte du « club de vacances tout inclus » avec une subtilité capable de faire passer Max Pécas pour l’égal de Frank Capra. On passera vite fait sur les Antilles réduites à un ramassis de clichés caricaturaux, sur les quiproquos faisant passer l’homosexualité pour une tare malsaine, sur Balasko qui surjoue la cougar draguant les mecs avec une insistance nauséabonde, sur le couple adultère de québécois qui passe tout le séjour à baiser et à fumer de l’herbe, sur des blagues indignes de figurer sur un papier de Carambar (ça fait rire encore quelqu’un, le gag du « Qui c’est qu’a pété dans la piscine » ?), sur les œillades instantes d’un Lhermitte qui ne sait décidément plus jouer et sur la nullité constante d’une mise en scène tartinée de crème solaire pour en couvrir en vain les vergetures ! Si l’on cherchait des vacances et de la détente, ce n’était pas la bonne agence. Ce n’est pas juste un remboursement de la place de cinéma que l’on serait en droit de réclamer, mais carrément une lettre d’excuses de la part d’Onteniente.

Guillaume GasEnvoyer un message au rédacteur

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COMMENTAIRES

dimanche 3 mars - 6h17

Nul

Kk

dimanche 3 mars - 6h15

De la grosse merde .

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