Banniere-Berlinale-2019

22 MILES

Un film de Peter Berg

Berg-Wahlberg passe la 4ème

James Silva est le leader d’un groupe d’action de la CIA. Alors que ses membres sont dans un pays d’Asie, ils se retrouvent chargés d’une mission : escorter un policier autochtone (qui détient des informations sur la localisation de substances radioactives), depuis l’ambassade américaine jusqu’à un aérodrome à 22 miles de là, afin de l’exfiltrer. Mais le gouvernement de ce dernier n’entend pas le laisser arriver vivant jusqu’à l’avion…

Après "Du sang et des larmes", "Deepwater" et "Traque à Boston", "22 miles" marque la 4ème collaboration entre Mark Wahlberg et Peter Berg.

Niveau scénario, c’est en terrain connu que l’on navigue : un groupe armé doit protéger et escorter un homme d’un point A à un point B. Évidemment la route sera semée d’embûches, des personnes souhaitant voir cet homme mort. S’en suivront logiquement plusieurs combats, et des pertes de chaque côté. Mais là où le long métrage de Peter Berg parvient à nous surprendre un peu c’est dans son acte final (l’ennemi à craindre n’étant pas forcément celui que l’on croit). Le tout est servi par des dialogues assez nébuleux porteurs d’un discours qui sonne comme du déjà entendu, sur la guerre moderne, et la multitude de champs de bataille qui prennent forme sous nos yeux.

Les scènes d’actions nous offrent plusieurs combats à mains nues avec pour principal artisan l’acteur Iko Uwais (que l’on connaît pour "The Raid"). Malheureusement, ceux-ci sont piètrement mis en scène, la faute à une caméra à l’épaule et à un sur-découpage du montage qui ne permettent pas d’apprécier ces scènes, en rendant leur lisibilité plus compliquée. De son côté Mark Wahlberg joue le chef du groupe, un homme surdoué (comme nous l’apprend le générique) irascible, allergique à toute forme d’autorité, dont la prestation est plutôt caricaturale. Enfin Lauren Cohan, en femme d’action, est loin de démériter, mais le traitement de la vie privée de son personnage n’est qu’une grosse ficelle sentimentale visant à nous toucher lors du final.

"22 miles" ne parvient donc jamais à devenir autre chose qu’un film d’action qui remplit simplement son cahier des charges. A vouloir faire quelque chose de nerveux et de dense en termes d’action, Peter Berg ne parvient que trop rarement à nous accrocher. De plus, le scénario s’il ne propose rien de nouveau, nous inflige des dialogues caricaturaux et trop nébuleux. Heureusement pour nous que cette mission ne dure pas un mile de plus.

Kevin GueydanEnvoyer un message au rédacteur

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