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NADIA

Un film de Jez Butterworth

A vouloir éviter les acteurs indigènes, on plombe un récit

John (Ben Chaplin) travaille dans une banque, dans la banlieue de Londres. Chaque jour, il rentre tard, espérant une promotion qui ne viendra jamais. N'ayant pas le temps de rencontrer les femmes susceptibles de devenir sa compagne, il passe une annonce par internet et accueille une belle russe prénommée Nadia (Nicole Kidman). Celle-ci ne parle pas anglais, et le jour de son anniversaire, invite de soi-disant cousins à passer à la maison…

Après une introduction aussi peu probable que séduisante du fait de l'unique conviction des deux interprètes principaux (Kidman et Chaplin), on finit presque par trouver sympathique ce couple peu probable, et leurs petits secrets (Chaplin en cache quelques uns sous son lit, prenant la forme de magazines de charmes… et d'attachement - si on peut dire !). Puis, avec l'arrivée des deux copains Russes, et le retournement de situation qui s'en suit, on finit par se demander quelle était l'utilité de prendre des acteurs français et une actrice américaine pour jouer des russes !

La déception est d'autant plus grande que le scénario s'enlise peu à peu dans une surenchère de clichés et de situations aux improbables rebondissements. Heureusement, Nicole Kidman est là pour relever le niveau, crédible en jeune femme bafouée, qui cherche à refaire sa vie. Mais ceci ne rachète pas le ridicule global qui caractérise une entreprise, qui a, on le comprend, mis près de deux ans à sortir sur nos écrans.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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