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BLINDES

Piège de métal

Ty, convoyeur débutant, se laisse entraîner par ses collègues dans une opération visant à dérober 42 millions de dollars lors d'un convoi. Tout doit se passer sans violence... mais ça ne sera pas le cas...

« Blindés » (« Armored » en V.O.) est un film mitigé. Du début à la fin tout est extrêmement prévisible, tellement les personnages et les situations sont vus et revus. Voler autant d'argent sans problèmes, déjà, ce n'est pas possible, sinon il n'y a pas de film... il faut forcément qu'un témoin indésirable se trouve là par hasard, qu'un des convoyeurs pète les plombs (comme par hasard, celui qui se « masturbe intellectuellement » sur son fusil à pompe) et que le héros trouve une force et une ingéniosité « die-hardesques » pour tenir tête à ses collègues.

Ses collègues parlons-en. Autant le héros reste stéréotypé mais finalement assez crédible (de part son passé d'ex-marines), autant les autres en plus d'être sous-développés (d'un point de vu scénaristique) nous réservent de surprenantes interventions et quelques raccourcis (toujours scénaristiques) trop faciles. Il n'y en a pas un qui a de la suite dans les idées... ni un pour rattraper l'autre.

Ils sont interprétés par des acteurs qui ne vont clairement pas sauver le métrage. Fishburn et Jean Reno jouent à celui qui cabotinera le plus et n'ont chacun que deux expressions (soit une de plus que Dillon). N'oublions pas non plus Milo Ventimiglia (Peter Petrelli dans « Heroes ») qui passait par là (littéralement). Cela reste malgré tout fidèle au spectacle proposé. On sait en rentrant dans la salle que l'on ne va pas assister à l'Oscar du meilleur acteur et il faut avouer, honnêtement, que ce n'est pas ce que l'on cherche. Ils jouent mal, certes, mais ça fait « partie du jeu ».

Pourquoi se retrouvent-ils là ? Pour l'unique intérêt du film : son réalisateur, Nimrod Antal, qui utilise clairement « Blindés » comme une carte de visite tournée avec une poignée de dollars et deux décors. Il réussit tout de même, en partant d'un scénario qui tient sur un ticket de cinéma, à tourner « Die Hard » dans un camion. Certes on est quand même très loin du chef d'œuvre de John Mc Tiernan, mais Nimrod (il vient de quel planète ce mec ?) s'en sort plutôt bien et nous tient éveillés pendant 90 minutes sans faiblir, et c'est quand même assez rare pour un film de ce calibre. Le résultat est un film burné et hargneux, assez old school et efficace. Un bon petit actioner des familles... même s'il est plutôt digne d'un DTV (Direct to video) que d'une sortie ciné.

Espérons qu'il confirme tout ça avec un vrai film, comme cela sera probablement le cas avec « Predators » cet été (tiens... un autre film référence à Mc Tiernan). Ajoutons pour terminer qu'il est devenu le poulain de Sam Raimi, et que depuis le différent artistique entre le réalisateur d'« Evil Dead » et Sony, ce dernier a choisi Antal pour réaliser « Spider-man 4 ». Affaire à suivre donc.

François ReyEnvoyer un message au rédacteur

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