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Festival Lumiere 2015 : Quotidienne Jour 4

16 octobre 2015

La rumeur s'installe sur le festival

Cette journée, encore riche en cinéma, s'est vue accompagnée d'une rumeur grandissante, dans les salles obscures, dans le village lumière ou encore lors des master-class, on entendait qu'une chose : Martin Scorsese arrivait à Lyon aujourd'hui. Chacun alors se mettait à espérer le voir apparaître par la porte pour venir nous présenter un film. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. En effet, le lauréat du prix Lumière 2015 était ces derniers jours à Paris pour la promotion de ses différents projets et notamment l'exposition mise en place en son honneur dans la capitale française. Un peu de repos pour la journée donc.

Mais cette idée fixe n'a pas empêché le train train cinématographique de poursuivre son chemin. Toute la journée les séances se sont enchaînées avec de plus en plus de personnalités présentes pour les exposer au public (preuve une fois de plus que la présence de Scorsese se faisait sentir). Le matin, les différents hommages continuaient, dont notamment celui à Duvivier, avec la projection de l'un de ses premiers films parlant : David Golder. Il fut présenté par le journaliste Philippe Garnier. Ce film sur la cupidité, la méchanceté et la cruauté des hommes réussi à donner un aperçu assez réaliste pour le novice des œuvres du réalisateur français chez qui ces thèmes sont récurrents. Par ailleurs, "Les Ailes" fut également projeté à l'Institut dans le cadre de l'hommage à Larissa Chepitko, la réalisatrice mise en lumière cette année.

Et puis, les master-class et autres événements se sont enchaînés. Certains sont allés applaudir Alexandre Desplat pour l'hommage rendu à ce grand compositeur français, qui a reçu un Oscar cette année pour son travail sur "Le Grand Budapest Hotel" de Wes Anderson. D'autres ont préféré se plonger dans le monde fascinant de la restauration des films grâce à la présence de Margaret Bodde, directrice de la Film Foundation imaginée par Scorsese. Elle a partagé avec les personnes présentes son expérience lors d'une master-class à l'ambiance intimiste et animée par le journaliste de Radio Lumière Yves Bongarçon. Après cela ce fut le tour de la projection du film de Scorsese qu'il a co-réalisé avec David Tedeschi, monteur de profession. Il s'agit du documentaire "The 50 Year Argument" qui revient sur quelques articles et contributeurs majeurs du magazine américain The New York Review of Books, à l'occasion de ses 50 ans. L'histoire, qui peut avoir du mal à nous atteindre en premier lieu au vu du caractère inconnu de cette revue new-yorkaise, finit par y parvenir en nous donnant envie de nous plonger dans la lecture de ce bi-mensuel. Un bien beau documentaire pour une bien belle découverte, le tout en avant-première française.

Pour rester dans les hommages et les séances intimistes, la salle de la Villa Lumière proposait à ses spectateurs la projection du dernier documentaire en date de Dominique Besnehard. L'homme aux mille métiers dans le cinéma. Il a donc pris la casquette de réalisateur pour célébrer une grande actrice française : Françoise Fabian, qui était sur place avec le réalisateur pour présenter ce film et sonder un peu le public en restant toute la séance dans la salle. Ce métrage de 55 minutes retrace la carrière de la comédienne autant sur les planches que devant les caméras françaises ou italiennes. Elle nous sert alors anecdotes sur anecdotes au fur et à mesure de l'évolution de sa relation avec Dominique Besnehard, que l'on ressent bien à l'écran. Le documentaire, sobrement titré "La Fabian", a reçu des applaudissements nourris de la part des personnes présentes, qui auront passé un peu de leur après-midi avec une légende du cinéma français.

Et pour finir la journée était diffusé au cinéma le Lem de Tassin la Demi-Lune, l'énorme classique de Martin Scorsese "Raging Bull". La réalisatrice Delphine Gleize s'est chargée de l'introduction et cette salle du Grand Lyon malheureusement méconnue aura pu participer à la fête en se faisant, un peu, l'annonciatrice de l'arrivée d'un maître à Lyon...

Quentin Chirol Envoyer un message au rédacteur