Bannière Festival de Venise 2026

NEWSFestival

Festival de Venise 2026 : "Un peu avant minuit", film désenchanté signé Nicolas Pariser

11 septembre 2026
Festival de Venise 2026 impression 16 :
© DR, Fourni par la Biennale de Venise

Compétition
UN PEU AVANT MINUIT
de Nicolas Pariser
avec Melvil Poupaud, Chiara Mastroianni, Golshifteh Farahani, Léonie Simaga, Clara Pacini, Anaïs Demoustier, Micha Lescot...

Notre premier avis sur le film "Un peu avant minuit" :

Après le délicieux "Alice et le Maire" et le très décevant "Le Parfum Vert", Nicolas Pariser revient avec "Un Peu avant minuit", requiem sur l’éloignement des hommes et des femmes, dans une société où l’amour a de plus en plus de mal à surgir, sans heurts. Faisant forcément penser au film d’Emmanuel Mouret "Les Choses qu’on dit, Les choses qu’on fait", dans sa mise en scène de longues discussions, entre travellings en lieux publics et moments plus resserrés dans l’intime, le film adopte cependant un ton fortement désenchanté, dont il ne parvient pas à se défaire. Autour du personnage incarné par Melvil Poupaud, coincé quelques jours à Paris avant de filer en Italie pour une question d’héritage, et recroisant d’anciens journalistes et stagiaires d’une rédaction montée à la fin des années 90, ce sont les comportements des hommes à cette époque là qui passent ici en jugements.

Si les dialogues, dans la bouche de certains personnages féminins, ont le mérite de bousculer, la politisation de l'intime et l’exigence d’excuses généralisées poussent d’autres personnages masculins dans d’étonnants retranchements, alors que le protagoniste s’interroge avec honnêteté sur ses relations passées et que le personnage d’Anaïs Demoustier semble chercher à trouver un juste milieu, dans l’apaisement. Traversé de positionnements forcément politiques et résolument désenchanté quant à l'avenir des relations femmes / hommes, "Un peu avant minuit", s’il élude cependant les rencontres sans lendemain et le sexe comme élément de consommation, semble plus s’interroger sur la disparition de la spontanéité comme un possible chant du cygne de l’amour lui-même. Sans doute la traduction d'une angoisse traversant une société en pleine remise en question mais aussi potentiellement prête à se figer dans le désamour.

Voir un extrait du film "Un peu avant minuit" :

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur
▲