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Festival de Venise 2025 : "Dead Man’s Wire" stupéfiante comédie policière marquant le grand retour de Gus Van Sant
Compétition
DEAD MAN’S WIRE
de Gus Van Sant
avec Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman Domingo, Cary Elwes, Myha'la, Al Pacino...
Notre premier avis sur le film "Dead Man’s Wire" :
C’est une belle surprise qui attendait les spectateurs mardi soir, lors de la remise du Campari Passion for film Award à Gus Van Sant, avec la projection de cette comédie policière très réussie, qui traite d’un fait divers des années 70 dont la résonance est extrêmement forte aujourd’hui. Il s’agit en effet de l’histoire assez incroyable d’un homme acculé ayant pris en otage le fils du président d’une société de crédits, qui aurait détourné les investisseurs sur d’autres terrains que le sien, l’enfonçant en même temps dans une spirale de dettes. Mettant en avant le côté presque décalé du personnage, homme simple devenu hargneux et réclamant réparation, fin stratège ayant tout préparé dans le détail et en même temps homme ouvert aux autres et foncièrement gentil, voire même respectueux.
Récit à la David contre Goliath, dans lequel Gus Van Sant traite les scènes d’actions à sa sauce, avec des inserts de photos noir et blanc, "Dead Man’s Wire" (du nom du dispositif permettant de garder l’otage en joue) vient rencontrer le récent assassinat d’un patron d’assurance. Soulignant avec humour les incohérences du personnage principal, le film met aussi en évidence le sentiment d’injustice face aux banques ou autres usuriers, l’arrogance des riches (Al Pacino, certes peu présent à l’écran, excelle ici dans la cruauté crasse) et la connivence des notables installés. Tout cela sans aucun besoin de forcer le trait, les images d’archives diffusées au générique de fin soulignant la véracité des situations représentées ici, quelle que soit la stupéfaction qu’elles provoquent. On est heureux du grand retour de Gus !

