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Festival de Venise 2020 : "The World to Come", les devoirs de la femme dans l’Amérique du XIXe siècle

7 septembre 2020
Festival de Venise 2020 impression 12 The World to Come image
© DR, fourni par La Biennale de Venise

Compétition
THE WORLD TO COME
de Mona Fastvold
avec Katherine Waterston, Vanessa Kirby, Christopher Abbott, Casey Affleck...

Notre première impression sur le film :

Située en 1856, l’intrigue de "The World to Come" de Mona Fastvold, co-scénariste de "Nevada" et compagne de Brady Corbet (venu à Venise avec les étranges mais intenses "L’enfance d’un chef" et "Vox Lux") fait se rencontrer deux femmes de fermiers, l’un propriétaire, l’autre locataire, sur fond de migration vers l’Ouest. Moins une histoire d’attirance entre les deux femmes qu’une peinture détaillée de leur situation par rapport à l’homme, celui-ci considérant que ses devoirs (entretien de la maison, cuisine...) sont la base du « contrat » qui les unit, et n’imaginant ni une indépendance d’idées ni un droit au moindre temps libre.

Résolument austère, dans la reconstitution des moindres détails d’une vie quotidienne des plus rudes, comme dans le choix d’une photographie peu lumineuse, le film égrène les jours pour mieux marquer la force d’un lien qui se crée entre les deux femmes, comme une petite étincelle de joie dans un contexte difficile (perte d’une enfant, mari facilement porté sur l’alcool...). Drame feutré, "The World to Come" laisse entrevoir la passion et voit la situation des femmes assez bien résumée par l’une des phrases prononcées par l’un des deux personnages féminins : « je n’aime pas les cages ».

Voir un extrait du film "The World to Come" :

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur
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