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Festival de Clermont-Ferrand 2025 : retour sur le Programme F3
L'animation de début de projection
Les projections se poursuivent au festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand et une animation revient ponctuer le début des séances, comme un rituel que le public prend un malin plaisir à entretenir. La projection du clip promotionnel de Canal+ visible avant chaque début de séance provoque les huées de la salle tout comme la question rhétorique posée par ce dernier en fin de visionnage : "C'est quoi la prochaine étape ?" se voit automatiquement répondre par une salle hilare "Virer Bolloré !". Il y a dans l'air un petit esprit des séances interactives d'Annecy, en plus politique.
Retrouvailles
Cette sélection de la compétition nationale se tient sous le signe des retrouvailles. "L'enfant seul" de Benjamin Loniewski ouvre la séance en racontant l'histoire d'un vieil homme revenant dans son appartement à Marseille après une longue absence, et le parallèle qui se crée avec son jeune voisin, jeune homme un peu perdu, n'ayant que la tchatche et un ego mal placé pour prouver qu'il vaut quelque chose. Marseille, fantasme de virilité et orgueil, des thèmes partagés par "Boys don't cry" d'Arnaud Delmarle dans lequel une bande de potes se retrouve enfin au complet et extériorise par tous les clichés possibles ce qui fait d'eux des hommes : bagarre, moqueries, rêve de l'armée... jusqu'au dénouement final en rapport avec le titre du film. "Boys don't cry" a reçu la mention spéciale du jury queer métrage.
On joue sur les clichés
Dans "Ma footballeuse à moi" de Cheyenne Canaud-Wallays, on s'amuse à tordre les rapports avec la réalité. Dans ce film d'animation, on achète des footballeurs et des footballeuses comme on achèterait un chien de race. C'est chic, c'est beau, ça divertit et ça tient compagnie. Un film drôle et absurde qui joue sur les stéréotypes. Les stéréotypes, on en parle aussi dans "Blanche" de Joanne Rakotoarisoa. Zaza, une adolescente métisse arrive dans le village où à grandi sa mère pour l'enterrement de sa grand-mère, Blanche. Cette arrivée est loin de plaire au reste de la famille restée sur place à part à Anna, sa cousine de 7-8 ans, ravie de rencontrer Zaza et cherchant à trouver en elle une alliée face à la morosité du village.

