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Festival de Cannes 2026 : "Coward", histoire d’amour entre soldats appuyée signée Lukas Dhont

25 mai 2026
Festival de Cannes 2026 : impression 21
© Aline Boyen - The Reunion, Fourni par la Festival de Cannes

Caméra d’or en 2018 avec "Girl", puis propulsé sur le devant de la scène avec le bouleversant "Close", grand prix en 2022, Lukas Dhont a relativement déçu avec son nouveau long métrage, "Coward", l’un des derniers films en compétition.

Compétition
COWARD
de Lukas Dhont
avec Emmanuel Macchia, Valentin Campagne, Jonas Wertz, Jef Jacobs...

Notre premier avis sur le film "Coward" :

Drame ancré au sein d’un bataillon de jeunes combattants belges, durant la Première Guerre Mondiale, "Coward", parle, comme son titre le suggère de lâcheté, ou de ce qui est considéré comme tel : la désertion, l’automutilation, ou même le fait de faire partie de ceux, qui en permanence, doivent apporter un peu de baume au cœur des soldats. Soit ici les rejetés, qui organisent des shows dans des baraquements, des hôpitaux ou sur le terrain, artistes plus ou moins inspirés, qui jouent surtout les femmes, pour faire plaisir aux troufions comme aux gradés, quitte à choquer, parfois.

Étrangement le nouveau long métrage de Lukas Dhont ne s’attaque finalement que très peu à la stigmatisation des aspects efféminés chez les combattants, comme s’il oubliait une bonne page d’Histoire du vécu des homosexuels, préférant se concentrer sur une histoire d’amour naissante entre deux soldats, forcément beaux car dans la fleur de l’âge, forcément innocents aussi. Si la reconstitution des différentes tâches successives menées par les troupes est de qualité, soulignant l’effet de sidération lors du premier ramassage de corps, "Coward" peine à émouvoir, du fait des aspects monolithiques de l'un de ses deux acteurs principaux, Emmanuel Macchia, au regard vide, qu’il sourit à pleines dents ou entrouvre la bouche de manière incrédule (en gros les trois quarts du film), et surtout à des éléments pas crédibles (la chambre soudainement privée des deux garçons et la scène de sexe érotisée au possible, qui tout à coup inverse les rôles de celui qui sait s’y prendre et celui qui découvre…). Bref, on n’est pas loin du carton rouge.

Voir un extrait du film "Coward" :

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur