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Festival d'Angoulême 2021 : Jour 3 (suite) - "Le Test" et "Une révision"

30 août 2021
Festival d'Angoulême 2021 : Jour 3 Le Test
© Apollo Films

Pour cette fin de troisième journée on aura eu droit à la fois à une véritable bouffée d’air frais avec la comédie enlevée "Le Test", et à un double sujet de société avec le casse gueule québecois "Une révision".

"Le Test", une comédie familiale très réussie, portée par Alexandra Lamy

"Le Test" d'Emmanuel Poulain-Arnaud, qui sera visible en salles en toute fin d'année 2021, a été la véritable bonne surprise de cette édition du côté des comédie. Sur un point de départ assez simple (la découverte d'un test de grossesse dans ses toilettes par une mère de famille), c'est l’équilibre de ce microcosme déjà bien agité qui va vaciller. Le réalisateur adopte d'ailleurs fort à propos dès le début, une caméra très mobile, afin de capter l'énergie des membres de cette famille soudée, aux frères et sœur dont les parents semblent tout ignorer.

Avec une vraie malice, le scénario passe d'une improbable mais très drôle chasse au coupable, révélant au passage quelques inavouables secrets, au portrait d'une mère qui voudrait tout contrôler, mais que la réalité du temps qui passe et des enfants qui grandissent rappelle soudain à l'ordre. Alexandra Lamy incarne celle-ci avec aplomb, menant derrière elle un casting impeccable, tout en nuances, aux antipodes de celui de "Mince Alors 2" présenté la veille. Une jolie comédie sur la capacité d’écoute au sein d’une cellule familiale hyperactive.

Deux sujets de société qui s’entremêlent dans l’intelligent "Une révision"

La journée s’est terminée avec le visionnage du film québecois "Une révision", histoire de l’affrontement entre une étudiante musulmane et son professeur de philosophie, qui l’a pénalisée pour avoir cité le Coran sans en tirer de véritables arguments pour son exposé. Entre un professeur campant sur ses positions académiques et une élève campant sur les siennes, dogmatiques, le dialogue est-il encore possible ? Une question qui peut s’étendre à l’ensemble de la société, entre croyants et athées.

Peut-être légèrement trop appuyé sur la fin dans sa dénonciation du politiquement correct et de l’auto-censure morale face aux causes en tous genres, qui envahissent peu à peu toute la société, le scénario a le mérite de poser les bonnes questions. Une descente aux enfers plutôt maîtrisée, qui mérite le détour mais a de quoi diviser.

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur
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